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Moyen Orient et Monde

Dilma Rousseff, première présidente brésilienne

La candidate du Parti des travailleurs s'est engagée à poursuivre la politique de son mentor, Lula.

Bénéficiant de l’énorme popularité du président sortant, Luiz Inacio Lula da Silva, son mentor, Dilma Rousseff a remporté, hier soir, le second tour de la présidentielle brésilienne. Cette ancienne « guérillera » devient ainsi la première femme présidente du Brésil, la huitième économie du monde. Jefferson Bernardes/AFP

Dilma Rousseff, la dauphine de Lula, a remporté hier le second tour de l'élection présidentielle du Brésil avec 58 % des voix contre 42 % à son rival social-démocrate José Serra, selon un sondage, sortie des urnes, de l'institut Ibope. Selon un dépouillement partiel portant sur 80,6 % des suffrages, l'ex-bras droit du président Luiz Inacio Lula da Silva obtient 54,2 % des voix et l'ancien gouverneur de São Paulo 45,7 %. Un scrutin marqué par le niveau d'abstention, 21 % des Brésiliens n'étant, selon les résultats partiels, pas allés voter bien que le vote soit obligatoire.
La candidate du Parti des travailleurs (PT-gauche) a bénéficié de l'énorme popularité de Lula et du succès de sa politique qui a apporté la prospérité à ce pays de 193 millions d'habitants, grand comme deux fois l'Union européenne. Dilma Rousseff a suivi les résultats avec le président Lula et devait prononcer une courte allocution dans un hôtel de Brasilia avant de célébrer sa victoire sur l'Esplanade des ministères, au cœur de la capitale fédérale.
Les premiers résultats officiels ont été reçus par des ovations et des cris de joie au siège du comité de campagne de Rousseff, où arrivaient peu à peu ministres, gouverneurs et dirigeants de la coalition gouvernementale. En votant dans la matinée dans sa ville de Porto Alegre (Sud), elle avait déclaré attendre « avec confiance le résultat du vote », en raison du large avantage accordé par tous les sondages. José Serra, qui a voté dans son fief de São Paulo dont il était gouverneur avant de se lancer pour la deuxième fois dans la course à la présidence, maintenait son espoir, en dénigrant les sondages. « Le peuple vote et décide. Maintenant nous allons attendre led résultatd de tous les coins du pays », avait-il dit.
Lula ne pouvait se représenter après deux mandats successifs et doit transmettre le pouvoir à sa dauphine le 1er janvier. Il n'a rien dévoilé de ses projets d'avenir mais l'opposition le soupçonne de vouloir être l'éminence grise de sa protégée. Samedi, celle-ci avait assuré que, si elle était élue, elle maintiendrait une relation « intime et forte » avec son mentor Lula et poursuivra sa politique qui a sorti de la pauvreté 29 millions de Brésiliens avec une économie en plein boum. Ce dernier a toutefois écarté hier une participation à un gouvernement Rousseff. « Il n'y a aucune possibilité qu'un ex-président participe à un gouvernement. Dilma, si elle est élue, devra former un gouvernement qui aura son image. »
Dénuée de charisme mais à la réputation de « dame de fer » quand elle était au gouvernement, Dilma Rousseff a combattu la dictature militaire dans les années 70 et a été emprisonnée pendant deux ans. Cette économiste se présentait pour la première fois à une élection. Elle a désormais, devant elle, un vaste chantier avant la Coupe du monde de football de 2014 et les Jeux olympiques de 2016 : elle devra s'attaquer à la violence et à la corruption, investir dans l'éducation, la santé et les infrastructures, et réaliser les réformes longtemps différées des retraites et du système fiscal.
Dilma Rousseff, la dauphine de Lula, a remporté hier le second tour de l'élection présidentielle du Brésil avec 58 % des voix contre 42 % à son rival social-démocrate José Serra, selon un sondage, sortie des urnes, de l'institut Ibope. Selon un dépouillement partiel portant sur 80,6 % des suffrages, l'ex-bras droit du président Luiz Inacio Lula da Silva obtient 54,2 % des voix et l'ancien gouverneur de São Paulo 45,7 %. Un scrutin marqué par le niveau d'abstention, 21 % des Brésiliens n'étant, selon les résultats partiels, pas allés voter bien que le vote soit obligatoire.La candidate du Parti des travailleurs (PT-gauche) a bénéficié de l'énorme popularité de Lula et du succès de sa politique...
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