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Moyen Orient et Monde - Nucléaire

Les Occidentaux préparent une nouvelle offre plus stricte à l’Iran

Le chef des renseignements britanniques estime l'espionnage nécessaire pour contrer les ambitions de Téhéran.
Les États-Unis et leurs alliés européens préparent un nouvel accord plus strict sur le programme nucléaire iranien, dans un premier test pour évaluer l'impact de sanctions économiques plus larges, a affirmé le New York Times. Selon cette offre, l'Iran devrait expédier plus de 1 995 kilos d'uranium faiblement enrichi, deux tiers de plus que la quantité rejetée par Téhéran lors de la tentative d'accord à Vienne il y a un an, ont indiqué de hauts responsables au quotidien. Le nouveau protocole imposerait en outre à l'Iran d'arrêter totalement la production de combustible nucléaire. Selon le New York Times, la nouvelle donne reflète l'accroissement rapide de l'enrichissement d'uranium par l'Iran et la volonté américaine de s'assurer que Téhéran ne dispose pas de la matière nécessaire pour alimenter la moindre ogive nucléaire. « Ce sera un premier test pour savoir si les Iraniens pensent encore qu'ils peuvent résister ou s'ils sont prêts à négocier », a déclaré un haut responsable américain au quotidien. « Nous devons les convaincre que la vie deviendra plus dure, pas meilleure, s'ils ne commencent pas à bouger », a-t-il ajouté. Un autre responsable a indiqué au quotidien que les États-Unis et leurs partenaires européens sont « très près d'arriver à un accord » à présenter à l'Iran.
En soirée, la Maison-Blanche a confirmé qu'un nouvel accord sur le programme nucléaire iranien serait nécessairement plus strict que celui rejeté il y a un an par Téhéran, afin de prendre en compte les avancées de la République islamique entre-temps.
Pour sa part, l'Iran a indiqué être prêt à discuter d'un éventuel échange de carburant atomique dans les prochaines conversations après l'échec des consultations menées l'an dernier avec le groupe de Vienne, qui comprend la France, la Russie, les États-Unis et l'Agence internationale pour l'énergie atomique (AIEA). Selon une première proposition de l'AIEA, l'Iran aurait pu envoyer plus de 1 200 kilos de son uranium faiblement enrichi pour sa conversion par la France et la Russie en barres de combustible nécessaires pour son réacteur. Mercredi, le département d'État américain avait confirmé que le groupe des « 5+1 » sur le nucléaire avait proposé à l'Iran de reprendre les négociations sur son programme controversé les 16 et 17 novembre et rappelé qu'il attendait toujours une « réponse formelle » de Téhéran. Le 15 octobre, la chef de la diplomatie de l'UE, Catherine Ashton, avait proposé à l'Iran une rencontre le 15 novembre, pour discuter trois jours durant. Vendredi dernier, elle avait exhorté l'Iran à lui donner une réponse. Des spécialistes des questions du renseignement imputent le refus de l'an dernier au guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei. Aussi, de nombreux responsables occidentaux parient sur un nouvel échec, selon le New York Times.
Par ailleurs, le chef des services secrets britanniques (MI6) a insisté hier à Londres sur la nécessité « d'opérations conjointes des services de renseignements » afin d'obtenir un maximum d'informations sur les efforts de l'Iran pour se doter de l'arme nucléaire. « Mettre un terme à la prolifération nucléaire ne peut pas seulement être abordé sur le plan de la diplomatie conventionnelle », a estimé Sir John Sawers, dans un discours sans précédent retransmis en direct à la télévision britannique. « Nous avons besoin d'opérations conjointes de services de renseignements pour faire en sorte que ce soit plus difficile pour des pays comme l'Iran de développer l'arme nucléaire », a-t-il ajouté. « Plus les efforts internationaux retarderont l'acquisition par l'Iran de la technologie de l'arme nucléaire, plus on aura du temps pour trouver une solution politique », a-t-il encore dit. La découverte du site d'enrichissement de Qom, dans le nord-ouest de l'Iran, qui « est un succès pour les services de renseignements », a conduit « à l'intensification de la pression diplomatique sur l'Iran et à des sanctions plus sévères de la part de l'ONU et de l'Union européenne, qui commencent à faire mal », a ainsi estimé le chef de l'espionnage britannique. « Le régime iranien doit bien réfléchir où se trouve son intérêt », a-t-il enfin mis en garde.
Les États-Unis et leurs alliés européens préparent un nouvel accord plus strict sur le programme nucléaire iranien, dans un premier test pour évaluer l'impact de sanctions économiques plus larges, a affirmé le New York Times. Selon cette offre, l'Iran devrait expédier plus de 1 995 kilos d'uranium faiblement enrichi, deux tiers de plus que la quantité rejetée par Téhéran lors de la tentative d'accord à Vienne il y a un an, ont indiqué de hauts responsables au quotidien. Le nouveau protocole imposerait en outre à l'Iran d'arrêter totalement la production de combustible nucléaire. Selon le New York Times, la nouvelle donne reflète l'accroissement rapide de l'enrichissement d'uranium par l'Iran et la...
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