"Mettre un terme à la prolifération nucléaire ne peut pas seulement être abordé sur le plan de la diplomatie conventionnelle", a estimé Sir John Sawers, dans un discours sans précédent retransmis en direct à la télévision britannique.
"Nous avons besoin d'opérations conjointes de services de renseignements pour faire en sorte que ce soit plus difficile pour des pays comme l'Iran de développer l'arme nucléaire", a-t-il ajouté.
"Plus les efforts internationaux retarderont l'acquisition par l'Iran de la technologie de l'arme nucléaire, plus on aura du temps pour trouver une solution politique", a-t-il encore dit.
La découverte du site d'enrichissement de Qom, dans le nord-ouest de l'Iran, qui "est un succès pour les services de renseignements", a conduit "à l'intensification de la pression diplomatique sur l'Iran et à des sanctions plus sévères de la part de l'ONU et de l'Union européenne, qui commencent à faire mal", a ainsi estimé le chef de l'espionnage britannique.
"Le régime iranien doit bien réfléchir où se trouve son intérêt", a-t-il mis en garde.
La révélation en septembre 2009 de l'existence du centre d'enrichissement d'uranium près de Qom (150 km au sud-ouest de Téhéran) avait attisé la polémique en Occident sur la véritable nature du programme nucléaire du régime islamique.
La question de l'enrichissement est au centre du bras de fer entre l'Iran et les puissances du groupe des Six (Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie, Chine et Allemagne) qui redoutent que Téhéran n'utilise l'uranium à des fins militaires.
L'uranium enrichi sert à produire du combustible pour des réacteurs civils mais entre également, à un niveau élevé d'enrichissement, dans la fabrication de la bombe nucléaire.


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