Molex dénonce « l’approche très agressive » de la France
OLJ /
le 28 octobre 2010 à 00h37
La vice-présidente de Molex, Ana Rodriguez, a dénoncé hier une « approche très agressive » de la France contre l'équipementier américain, après sa décision de ne pas financer jusqu'au bout le plan social de son usine française fermée en 2009. « Le ministre (de l'Industrie Christian) Estrosi a une nouvelle fois adopté une approche très agressive concernant notre situation en France », a déclaré Mme Rodriguez dans un entretien téléphonique à l'AFP. « Nous sommes très surpris que le gouvernement français interfère dans nos relations commerciales », s'est-elle étonnée. M. Estrosi a demandé hier matin aux constructeurs français Renault et PSA Peugeot Citroën de ne plus avoir « le moindre échange commercial » avec Molex, suite à l'annonce par le groupe de résultats records au troisième trimestre. « Il y a eu beaucoup de confusion entre les résultats que nous avons publiés pour l'ensemble du groupe et ce qui se passe en France », a affirmé Ana Rodriguez. La situation financière du groupe Molex dans son ensemble s'améliore grâce à la reprise économique en Asie et grâce au plan d'économies qu'il a mis en place et qui s'est traduit par des fermetures d'usines, selon Mme Rodriguez. Concernant la situation de l'usine Molex de Villemur-sur-Tarn (Haute-Garonne), fermée en 2009, « elle n'était pas rentable », a fait valoir la dirigeante du groupe américain. Molex s'est attiré l'ire du gouvernement français en annonçant à la mi-octobre sa décision de ne pas financer jusqu'au bout le plan social mis en place pour les salariés, après la décision de certains d'entre eux d'engager une action aux prud'hommes. « Nous avons payé plus de 90 % de nos obligations », a-t-elle insisté, et « nous sommes toujours prêts à négocier (...) mais nous voulons parler avec des gens raisonnables qui respectent leurs engagements et ce n'est pas le cas des employés » de Villemur, a-t-elle encore affirmé.
La vice-présidente de Molex, Ana Rodriguez, a dénoncé hier une « approche très agressive » de la France contre l'équipementier américain, après sa décision de ne pas financer jusqu'au bout le plan social de son usine française fermée en 2009. « Le ministre (de l'Industrie Christian) Estrosi a une nouvelle fois adopté une approche très agressive concernant notre situation en France », a déclaré Mme Rodriguez dans un entretien téléphonique à l'AFP.« Nous sommes très surpris que le gouvernement français interfère dans nos relations commerciales », s'est-elle étonnée. M. Estrosi a demandé hier matin aux constructeurs...
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