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Liban

Rencontre Sleiman-Sarkozy et vifs échanges avec la déléguée du Canada

Samedi, avant même que ne soient entamés les travaux du XIIIe sommet de l'OIF, juste après la cérémonie d'ouverture, le chef de l'État Michel Sleiman avait été reçu par le président français Nicolas Sarkozy. Ce dernier, selon les milieux de la délégation accompagnant le président de la République, aurait exprimé son inquiétude face à la tension régnant au Liban, affirmant que la France est disposée à accueillir une fois de plus les différentes parties sur son sol, si cette initiative pouvait faciliter le dialogue interlibanais.
Le président français aurait en outre exprimé son scepticisme concernant le processus de paix au Proche-Orient, dans la mesure où l'initiative américaine n'a jusque-là abouti à aucun résultat concret, notamment dans les discussions israélo-palestiniennes.
Pour ce qui a trait aux travaux du sommet proprement dits, on devait apprendre de même source qu'un vif échange a eu lieu entre les délégués libanais et la représentante du Canada, lors de la discussion du paragraphe concernant le Proche-Orient figurant dans le document politique. Alors que le Liban insistait pour l'adoption « dans toutes ses clauses » de l'initiative arabe, adoptée lors du sommet de Beyrouth en 2002, notamment celle relative au droit de retour des Palestiniens, le Canada a exprimé des réserves. Finalement, ce fut grâce à l'insistance et l'opiniâtreté de Sylvie Fadlallah, ambassadrice du Liban auprès de l'Unesco à Paris et déléguée auprès du Conseil de la francophonie, que ce point a été adopté tel quel par consensus.
Il convient enfin de signaler qu'avant son départ pour Beyrouth, Michel Sleiman s'est adressé aux membres de la communauté libanaise, venus à sa rencontre à l'hôtel Beaurivage à Lausanne. La cérémonie était organisée par l'ambassadeur du Liban dans la Confédération helvétique, Hussein Rammal, en présence de Najla Assaker, déléguée du Liban auprès des Nations unies à Genève, de Sylvie Fadlallah et de la délégation accompagnant le chef de l'État.
Michel Sleiman a insisté sur les gains enregistrés par le Liban au sommet de Montreux et les autres acquis diplomatiques du pays, notamment sa présence en tant que délégué non permanent au sein du Conseil de sécurité de l'ONU. Le chef de l'État a également rappelé l'amélioration substantielle des rapports avec la Syrie, après l'établissement de rapports diplomatiques entre les deux pays, et exprimé l'espoir de voir ces relations s'étoffer et atteindre un stade plus avancé.

G.N.
Samedi, avant même que ne soient entamés les travaux du XIIIe sommet de l'OIF, juste après la cérémonie d'ouverture, le chef de l'État Michel Sleiman avait été reçu par le président français Nicolas Sarkozy. Ce dernier, selon les milieux de la délégation accompagnant le président de la République, aurait exprimé son inquiétude face à la tension régnant au Liban, affirmant que la France est disposée à accueillir une fois de plus les différentes parties sur son sol, si cette initiative pouvait faciliter le dialogue interlibanais.Le président français aurait en outre exprimé son scepticisme concernant le processus de paix au Proche-Orient, dans la mesure où...
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