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Les amandiers du Liban, une espèce en voie de disparition ?

Pourquoi avoir attendu dix ans ?

L’agriculteur Mohammad Chit inspectant ses arbres de nectarines. (Photo AVSI)

La découverte du phytoplasme qui attaque les amandiers et les pêchers au Liban ne date pas d'hier. On la doit à des recherches quasi simultanées de l'AUB, notamment celles menées par le professeur Youssef Aboujaoudé, de la faculté d'agronomie, et à celles de l'Institut de recherches agricoles libanais (IRAL), plus spécialement à Élie Choueiri, chef du département de protection des plantes. Celui-ci précise que les premiers symptômes avaient été observés en octobre 1999 et que les tests ADN avaient montré qu'il s'agissait d'un phytoplasme. Il ajoute que les recherches s'étaient poursuivies avec le laboratoire de biologie moléculaire et cellulaire de Bordeaux et que la première publication scientifique de l'IRAL à ce propos date de 2001. Au même moment, les recherches à l'AUB permettaient également d'identifier la maladie et de comprendre qu'elle est extrêmement contagieuse.
Mais alors pourquoi les premières mesures ne sont-elles prises que dix ans plus tard ? M. Aboujaoudé dit avoir alerté à l'époque le ministère de l'Agriculture, la FAO et le Conseil national de la recherche scientifique, sans obtenir de réponse. « Je rends l'IRAL partiellement responsable de ce retard parce que, étant un organisme de l'État, il aurait dû faire pression pour une réaction plus rapide, déplore-t-il. Si nous avions commencé la lutte il y a dix ans, nous aurions évité la catastrophe. Aujourd'hui, si les cultures de pêches de la Bekaa sont décimées par la maladie, par exemple, nous serons face à une catastrophe majeure. »
M. Choueiri se défend d'être responsable de ce retard. « Les premiers rapports que nous avons envoyés au ministère datent de 2000, dit-il. Nous avions même alerté les Européens qui pouvaient être inquiets à propos de cette nouvelle maladie. »
Pourquoi alors ce délai inexpliqué ? M. Aboujaoudé pense que « si nous avions un ministre comme l'actuel ministre, les choses se seraient passées autrement ». « Il ne faut pas avoir peur de prendre la décision d'abattre tous les arbres touchés », ajoute-t-il. Dix ans plus tard, le résultat de ce laxisme est bien visible.

La découverte du phytoplasme qui attaque les amandiers et les pêchers au Liban ne date pas d'hier. On la doit à des recherches quasi simultanées de l'AUB, notamment celles menées par le professeur Youssef Aboujaoudé, de la faculté d'agronomie, et à celles de l'Institut de recherches agricoles libanais (IRAL), plus spécialement à Élie Choueiri, chef du département de protection des plantes. Celui-ci précise que les premiers symptômes avaient été observés en octobre 1999 et que les tests ADN avaient montré qu'il s'agissait d'un phytoplasme. Il ajoute que les recherches s'étaient poursuivies avec le laboratoire de biologie moléculaire et cellulaire de Bordeaux et que la première publication...