Rechercher
Rechercher

Les amandiers du Liban, une espèce en voie de disparition ?

Hajj Hassan : « Nous allons remplacer tous les arbres touchés »

Le ministre Hussein Hajj Hassan.

La question du phytoplasme des amandiers inquiète sérieusement le ministère de l'Agriculture, comme ont reconnu toutes les personnes interrogées dans le cadre de cette enquête. Le ministre de l'Agriculture Hussein Hajj Hassan a répondu aux questions de L'Orient-Le Jour.

Q- Quelle est votre vision d'une solution à ce problème ?
R- Nous avons tenu une réunion globale il y a quatre mois avec les représentants de l'AVSI, de la coopération italienne, de l'IRAL, de l'AUB et de l'UL. Nous avons confié à une équipe technique le soin d'effectuer un recensement complet sur tout le territoire. Comme cette maladie n'a pas de traitement possible, nous nous assurons actuellement que tous les arbres malades ou déjà morts seront arrachés et brûlés avec leurs racines, et que le sol est exempt de la bactérie.

Comment comptez-vous agir pour tenter d'éradiquer la maladie ?
Le ministère compte remplacer les arbres touchés par des arbres sains. Nous venons de lancer un appel d'offres pour l'achat d'un grand nombre d'arbres. Nous sommes déjà intervenus auprès des agriculteurs concernés par le problème : certains ont arraché leurs arbres à temps et vaincu la maladie, d'autres ont essuyé des pertes très importantes.

Où en êtes-vous actuellement ?
Le rapport sur le phytoplasme est terminé, il est en train d'être revu une dernière fois par les experts, et les mesures pratiques ne tarderont pas à être mises en place. Ces mesures seront rapides. Dans une première étape, nous arracherons tous les arbres touchés pour tenter de mettre un terme à la progression de la maladie. Dans une seconde étape, nous aiderons les agriculteurs à remplacer leurs arbres par des espèces capables de résister à la bactérie. C'est tout ce que nous pouvons faire, nous ne sommes pas en mesure de payer des indemnités.

Comment s'assurer que les nouveaux arbres ne seront pas touchés à leur tour ?
Nous nous fondons sur des informations scientifiques qui nous aident à choisir des espèces résistantes, et nous nous assurerons que les plants employés sont totalement sains.

Quelle est l'ampleur des pertes économiques résultant de ce fléau ?
Ces pertes sont impossibles à évaluer, sachant que des dizaines de milliers d'arbres ont été perdus. Sur le budget consacré aux mesures de protection, outre la somme de 300 000 euros avancée par la coopération italienne, l'appel d'offres que nous avons lancé est à hauteur de 300 millions de livres libanaises (près de 200 000 dollars).

Pourquoi a-t-on mis dix ans à concevoir une solution à ce problème ?
(Le ministre hoche la tête en signe de refus d'aborder ce qui s'est passé avant). Je suis en charge de ce ministère depuis onze mois, et cela fait cinq mois que je suis au courant de l'existence de ce phytoplasme. J'ai été surpris par l'ampleur du problème et j'ai lancé un plan d'action depuis ce jour-là. C'est le plus grand problème agricole auquel nous faisons face, tous les autres fléaux pouvant être traités.
La question du phytoplasme des amandiers inquiète sérieusement le ministère de l'Agriculture, comme ont reconnu toutes les personnes interrogées dans le cadre de cette enquête. Le ministre de l'Agriculture Hussein Hajj Hassan a répondu aux questions de L'Orient-Le Jour. Q- Quelle est votre vision d'une solution à ce problème ?R- Nous avons tenu une réunion globale il y a quatre mois avec les représentants de l'AVSI, de la coopération italienne, de l'IRAL, de l'AUB et de l'UL. Nous avons confié à une équipe technique le soin d'effectuer un recensement complet sur tout le territoire. Comme cette maladie n'a pas de traitement possible, nous nous assurons actuellement que tous les arbres malades ou déjà morts seront...