Interrogé par L'Orient-Le Jour, le député Ammar Houry a indiqué que les discussions ont notamment porté sur le dernier sommet syro-saoudien, sur la question des faux témoins et les attaques menées depuis quelque temps par Courant patriotique libre de Michel Aoun « contre l'époque incarnée par l'ancien Premier ministre, Rafic Hariri », ainsi que les mesures à prendre pour contrer cette campagne que le Courant du futur considère « inacceptable ».
M. Houry a précisé en outre que M. Hariri a informé les députés présents de la teneur de l'entretien qu'il a eu avec Hussein Khalil, le conseiller politique du secrétaire général du Hezbollah. Les deux hommes ont passé en revue les « craintes » du parti chiite relatives au TSL. À ce propos, M. Hariri a fait comprendre à son interlocuteur qu'il n'y a aucune possibilité de déférer le dossier des « faux témoins » devant la Cour de justice, soulignant que cela « est légalement impossible », a précisé M. Houry.
Les membres du Courant du futur ont par ailleurs évoqué la récente campagne menée notamment par le chef du CPL, Michel Aoun, « contre le projet politique de l'ancien Premier ministre, Rafic Hariri ». « Nous avons ainsi décidé de répondre à ces attaques de manière très claire, dans la mesure où nous considérons qu'il s'agit d'une campagne injuste », a précisé M. Houry. Parmi les réponses prévues par les membres du bloc, une conférence de presse que la ministre des Finances, Raya el-Hassan, tiendra lundi prochain pour répondre à la campagne orchestrée par le CPL. D'autres réactions s'ensuivront, a affirmé le député.

