La Finnoise a gagné l'an dernier sur le glacier Rettenbach, après une 2e place en 2008 et une 4e en 2007.
Kathrin Zettel apprécie aussi la pente, caractérisée par des ruptures et un long mur d'où il faut sortir avec de la vitesse pour attaquer le plat final. Si ce n'est que la skieuse de Basse-Autriche, sur le podium à chacune des trois dernières éditions, a connu quelques problèmes de préparation.
Des Allemandes Victoria Rebensburg et Kathrin Hölzl, respectivement championnes olympique et du monde, à la Slovène Tina Maze, vainqueur deux fois (2002 et 2005), la densité est impressionnante au sommet de la discipline de base. Dans ce contexte relevé, Lindsey Vonn, qui domine outrageusement la vitesse depuis trois saisons, a beaucoup travaillé le maillon faible de sa polyvalence. « Le géant est un des défis de la saison », a déclaré la blonde Américaine.
Vonn, qui vise un 4e grand globe de suite, s'est félicitée de la préparation de la piste, glacée à point par un hiver précoce (-17 degrés jeudi matin au sommet). Des conditions qui favorisent également l'Italienne Denise Karbon, lauréate en 2007. Le combat s'annonce tout autant somptueux pour l'épreuve masculine, demain, même si le lot des vainqueurs potentiels paraît plus réduit. Lors des deux dernières saisons, les Suisses avaient envoyé « du gros » dès l'ouverture, avec l'avantage d'avoir préparé leur coup sur le glacier de Saas-Fee injecté d'eau.
L'équipement primordial
« Cette fois, le vent nous a empêchés de finaliser la même préparation », a toutefois souligné Didier Cuche, qui défend son titre à Sölden, où il avait succédé à son compatriote Daniel Albrecht. Mais la Confédération peut espérer un 3e succès d'affilée, cette fois avec Carlo Janka. Vainqueur de la Coupe du monde générale, le Grison est surtout champion olympique et du monde de géant. Constant, l'Américain Ted Ligety l'a été dans la station tyrolienne lors des trois dernières éditions. Avec néanmoins une interrogation pour 2010 ? Comment le skieur de l'Utah, qui a rejoint son compatriote Bode Miller chez l'équipementier Head, a-t-il assimilé le nouveau matériel ?
« Miller et Ligety m'ont impressionné à l'entraînement dans une vallée proche (Stubaital), où la pente est également fantastique », a révélé le « coach » US Sasha Rearick.
Le même processus a eu lieu au sein de l'équipe norvégienne, avec Aksel Lund Svindal et Kjetil Jansrud, deux autres pointures du géant réunis par la firme autrichienne.
Fidèle à Atomic depuis ses débuts, l'Autrichien Benjamin Raich entend pour sa part vaincre le signe qui le jette régulièrement en bas du podium devant son public.


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