L'incendie à Tyr et Abbassiyeh a consumé environ le tiers d'un grand bois de chênes. Il a fallu plusieurs voitures de pompiers pour que le feu soit circonscrit après plusieurs heures de lutte. Les flammes ont failli atteindre les habitations situées aux confins du village.
L'un des incendies les plus violents a éclaté à Aïn Hour, où des domiciles ont dû être évacués de peur d'être carbonisés. La situation n'était pas meilleure à Kfarchima, où d'énormes espaces verts ont ainsi disparu.
En journée, le ministère de l'Intérieur a annoncé que la Défense civile est en état d'alerte permanente, en collaboration avec l'armée, en raison du grand nombre d'incendies qui se sont déclarés dans les régions, plus de 26 selon le texte. Le ministère a assuré dans son communiqué que « ce qui se passe aujourd'hui (hier) réaffirme la nécessité de renforcer les capacités de la Défense civile et de cadrer ses volontaires ».
Pour sa part, l'Association de conservation et de développement des forêts (AFDC) a affirmé avoir recensé « plus de 300 incendies aujourd'hui (hier), ayant décimé de vastes espaces verts et menaçant même les habitants ». Elle pointe le doigt vers les conditions météorologiques qui prévalaient hier, des températures très élevées accompagnées de vents forts de l'est, et elle rappelle ses nombreuses mises en garde contre le danger des incendies en cette saison.
L'association n'hésite pas à qualifier le citoyen de « premier responsable de ces sinistres » et le stigmatise pour sa passivité, « n'étant pas prêt à apporter son aide aux équipes de secours et à mettre à leur disposition tous les moyens disponibles ». Elle a appelé « les forces de l'ordre à appliquer la loi de manière stricte à l'encontre des pyromanes et à faire circuler des patrouilles aux abords des bois », demandant aux citoyens de « n'allumer des feux sous aucun prétexte ».

