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Liban - La Situation

Le pays suspendu aux résultats du sommet saoudo-syrien

Si la visite du sous-secrétaire d'État adjoint Jeffrey Feltman a quelque peu contrebalancé celle du président iranien Mahmoud Ahmadinejad, il n'en reste pas moins que l'avenir politique du pays reste dans le flou, en attendant l'acte d'accusation du TSL dans l'affaire de l'assassinat de Rafic Hariri et des martyrs de la révolution du Cèdre. L'ancien ambassadeur des États-Unis a en effet adressé un message particulièrement ferme à ses interlocuteurs, probablement transmis dès dimanche soir par le chef du PSP Walid Joumblatt au secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah. En substance, le message américain est aussi limpide que lapidaire : le Liban ne deviendra pas un satellite de l'Iran ; le TSL est une institution indépendante et nul ne peut arrêter le cours de la justice ou l'influencer ; la paix civile et la stabilité du Liban sont une ligne rouge. Le rapport de l'ONU sur la 1559 va d'ailleurs dans le même sens : le Liban ne saurait être un terrain fertile à un projet régional et l'armée et les forces de l'ordre sont appelées à assumer leurs responsabilités en cas d'atteinte à l'ordre public.
Il reste que si la visite d'Ahmadinejad a bel et bien créé un branle-bas régional, et que les États-Unis se sont empressés d'intervenir en dépêchant Feltman à Beyrouth pour freiner les ardeurs du 8 Mars, c'est sur l'axe de discussions saoudo-syrien, à Riyad, où se trouve le Premier ministre Saad Hariri, que les regards sont irrémédiablement tournés. Et pour cause : si la machine iranienne roule comme un bolide vers l'accomplissement de ses objectifs régionaux, comme le prouvent les dernières déclarations, dimanche, du président Ahmadinejad, et si les États-Unis tentent de remettre leurs pieds dans une région dont ils sont pratiquement absents depuis deux ans, c'est au niveau du « camp arabe modéré » que la situation continue de faire du surplace. Rien en effet n'a pour l'instant transpiré des effets de la rencontre entre le président syrien Bachar el-Assad et le roi Abdallah d'Arabie saoudite, mais il semble que, sur les deux dossiers brûlants, à savoir la situation en Irak et l'affaire de l'acte d'accusation à paraître au Liban, les paramètres n'aient pas permis, pour l'instant, la moindre avancée significative. Est-ce pour cela que le sommet libano-syrien entre Bachar el-Assad et le président Michel Sleiman, qui aurait dû avoir lieu aujourd'hui, a été reporté aux lendemains du sommet de la francophonie ?
L'absence d'une avancée significative est l'autre nom du blocage de « l'équation saoudo-syrienne ». Ce qui équivaut, sur la scène libanaise, au maintien des choses en l'état. Si la mise en garde turco-américaine au camp syro-iranien, par le biais de Recep Tayyip Erdogan à Bachar el-Assad la semaine dernière, puis le passage-éclair de Feltman, ont quelque peu refroidi les ardeurs du 8 Mars, comme le prouve la baisse de ton significative des cadres du Hezbollah concernant la visite d'Ahmadinejad, il reste qu'il ne pourrait s'agir que d'une petite dose éphémère d'anti-inflammatoire. En attendant que le royaume saoudien se décide, avec lenteur, à rompre le cycle léthargique dans lequel le Liban est plongé depuis deux ans, avant qu'il n'explose à la figure de tout le monde, acte d'accusation oblige.
Si la visite du sous-secrétaire d'État adjoint Jeffrey Feltman a quelque peu contrebalancé celle du président iranien Mahmoud Ahmadinejad, il n'en reste pas moins que l'avenir politique du pays reste dans le flou, en attendant l'acte d'accusation du TSL dans l'affaire de l'assassinat de Rafic Hariri et des martyrs de la révolution du Cèdre. L'ancien ambassadeur des États-Unis a en effet adressé un message particulièrement ferme à ses interlocuteurs, probablement transmis dès dimanche soir par le chef du PSP Walid Joumblatt au secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah. En substance, le message américain est aussi limpide que lapidaire : le Liban ne deviendra pas un satellite de l'Iran ; le TSL est une institution...
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