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Lifestyle - Rencontre

Angelo Gaja, patience et passion

C'est une signature que les grands amateurs de vin connaissent et reconnaissent, un engagement de qualité. C'est aussi l'histoire de 5 générations de la famille Gaja, avec un arrêt sur Angelo Gaja, aujourd'hui maître à bord et porteur du flambeau.

Angelo Gaja à Vintage, pause dégustation.

Angelo Gaja à Beyrouth pour 24 courtes heures, sur invitation du groupe Gabriel Bocti SAL... Le grand producteur de vin italien a à peine le temps de se poser, observer rapidement le pays et les gens, être immédiatement impressionné par leur « désir d'accomplir des choses, sans hésitation », et ressentir cette « incroyable joie de vivre », avant de poursuivre son tour du monde qui va le mener en Angleterre, en Norvège, à Las Vegas, au Japon et jusqu'en Chine. « Cette période d'après les vendages est toujours un peu stressante », confie il signore d'une voix claire qui occupe vite l'espace.
Installé au Vintage Wine Cellar de Saïfi, entre les centaines de grands crus, dont les siennes, Angelo Gaja se sent dans son élément. Il parle de caves comme d'autres parlent de leurs bureaux, « mes journées sont pleines, nous fermons nos caves les samedis et dimanches », précise-t-il. Il parle de la terre, sa terre du Piémont, du vin qui est « le goût du sol, sa couleur et son parfum ». De son vin, « qui possède une âme et une signature spécifique », du travail artisanal qui est très différent de l'approche commerciale d'autres labels, en précisant : « Nous ne devons pas être arrogants en Europe et nous ouvrir aux nouveaux marchés qui ont d'autres cultures et d'autres habitudes alimentaires... »
Angelo Gaja a pourtant toutes les raisons de l'être. Les spécialistes du vin classent sa production parmi la meilleure au monde. Les bouteilles de Barbaresco, Brunello et Ca'marcanda sont fortement appréciées par les connaisseurs. Son discours est clair, pas arrogant, certes, mais extrêmement professionnel et maîtrisé. « Nous produisons 350 000 bouteilles par an, et 13 vins différents. Nos artisans passent 1 200 heures de travail par an et par hectare, la moyenne étant de 200 heures par hectare, souligne-t-il.
Gaja, que l'on surnomme « il tedesco », l'allemand, ce qui le fait sourire, jusqu'à le flatter sans doute, a fait les choses à sa façon, depuis qu'il a repris le domaine familial créé en 1859 par Giovanni Gaja. » Notre engagement familial a permis à chaque génération de maintenir l'expérience des plus anciens et de la transformer « . Avec son diplôme d'œnologie et d'économie, Angelo, a respecté les traditions, « une manière d'exalter la production du Nebiolo », tout en imposant ses exigences : ne jamais acheter aucun raisin du négoce, introduire des fûts de chêne neufs français, exporter la production Gaja, ou encore cultiver des vignobles en Toscane. Passionné par son métier, comme l'ont été avant lui l'arrière-grand-père Giovanni, Angelo, le grand-père, et Giovanni, le père, il est également extrêmement patient quand il le faut. Pour preuve les nombreux mois de marchandage, « et 18 réunions », avoue-t-il, pour mener à terme la négociation de l'achat d'un terrain convoité à Bolgheri, en Toscane. En souvenir de ce « lieu de marchandage », abréviation de Casa et Marcanda, le vin sera baptisé ca'marcanda !
Avec sa femme Lucia et ses trois enfants, Gaïa, Rossana et bientôt... Giovanni, le troisième Giovanni de la dynastie, l'esprit de famille se perpétue avec les mêmes prénoms et surtout dans un même souci de qualité. La « saveur de la terre » est ainsi naturellement transmise aux générations futures.
Angelo Gaja à Beyrouth pour 24 courtes heures, sur invitation du groupe Gabriel Bocti SAL... Le grand producteur de vin italien a à peine le temps de se poser, observer rapidement le pays et les gens, être immédiatement impressionné par leur « désir d'accomplir des choses, sans hésitation », et ressentir cette « incroyable joie de vivre », avant de poursuivre son tour du monde qui va le mener en Angleterre, en Norvège, à Las Vegas, au Japon et jusqu'en Chine. « Cette période d'après les vendages est toujours un peu stressante », confie il signore d'une voix claire qui occupe vite l'espace.Installé au Vintage Wine Cellar de Saïfi, entre les centaines de grands crus, dont les siennes,...
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