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Émouvants adieux pour Bahjat Jaber en l’église Saints-Pierre-et-Paul (Hamra)

Pour Bahjat Jaber, une longue carrière prend fin.

C'est un émouvant adieu que la presse a réservé hier au journaliste Bahjat Jaber, décédé il a quelques jours d'un cancer auquel il ne résista que quelques courts mois. Les mots pour lui dire adieu, ce fut Habib Chlouk, son confrère d'an-Nahar  qui, au nom de l'ordre des journalistes, a su les trouver.
Les obsèques ont été célébrées en l'église grecque-catholique Saints-Pierre-et-Paul, à Hamra. Aux premiers rangs, Edmond Rizk, ancien député et ministre, Élias Aoun, trésorier de l'ordre de la presse, représentant le président de cet ordre, François Akl, rédacteur en chef d'an-Nahar, Ghassan Hajjar, directeur de la rédaction, ainsi qu'une foule nombreuse de parents, de confrères et d'amis.
L'office religieux a été célébrée par le P. Ibrahim Ghattas, entouré des PP. Anis Ghanami, Tony Cahhah et Émile Yaacoub. Dans son oraison funèbre, après la lecture de l'Évangile, le célébrant devait rendre hommage à la conscience professionnelle dont a su faire preuve Bahjat Jaber durant sa longue carrière dans la presse ainsi que le souci du détail juste qu'il mettait dans ses comptes rendus et chroniques.
« Nous faisons nos adieux, aujourd'hui, à un homme qui sut allier sincérité et courtoisie, dire la vérité sans blesser ; un homme qui a vécu selon les principes évangéliques et qui a toujours cherché la vérité », a dit le P. Chattas.
Pour sa part, Habib Chlouk a ému les présents en confiant à Bahjat Jaber le soin de transmettre le salut des vivants à ceux qui les ont précédés : Gebran Tuéni, Samir Kassir et Georges Sémerjian, Michel Aboujaoudé, Abou Rabih, Abou Karim, Nabil Nasser et le photographe Sam, sans compter Melhem Karam, ancien président de l'ordre des journalistes.
« Je te revois, vivant sur la brèche, escaladant les remblais des barrages le long de la ligne de démarcation, franchissant les barrages dans un Liban qui avait perdu ses principes, dominé par la loi de la jungle, a dit Chlouk. Je te revois dans un pays qui s'était polarisé en fractions adverses et où il n'y avait plus de place pour celui qui n'était ni d'ici ni de là et dont le sang pouvait être impunément versé. Et pourtant, tu as fait ton possible pour souligner aux commerçants de la mort et des armes, et aux fabricants d'attentats qu'on pouvait être ni d'ici ni de là. »
Bahjat Jaber a laissé une bonne partie de ses biens à des institutions maronites et des associations sociales.

C'est un émouvant adieu que la presse a réservé hier au journaliste Bahjat Jaber, décédé il a quelques jours d'un cancer auquel il ne résista que quelques courts mois. Les mots pour lui dire adieu, ce fut Habib Chlouk, son confrère d'an-Nahar  qui, au nom de l'ordre des journalistes, a su les trouver.Les obsèques ont été célébrées en l'église grecque-catholique Saints-Pierre-et-Paul, à Hamra. Aux premiers rangs, Edmond Rizk, ancien député et ministre, Élias Aoun, trésorier de l'ordre de la presse, représentant le président de cet ordre, François Akl, rédacteur en chef d'an-Nahar, Ghassan Hajjar, directeur de la rédaction, ainsi qu'une foule nombreuse de...