Interrogé par la chaîne de télévision publique égyptienne Nile News à Bruxelles en marge d'une réunion internationale consacrée au Pakistan, M. Aboul Gheit a estimé en arabe que la Ligue arabe, pourrait, en cas de blocage durable, "aller aux Nations unies et leur demander de reconnaître l'Etat palestinien dans ses frontières de 1967".
En outre, elle pourrait demander "également aux Nations unies de donner à l'Etat palestinien le statut de membre à part entière auquel il a droit" à l'Assemblée générale des Nations unies.
M. Aboul Gheit a évoqué cette question avec ses homologues allemand Guido Westerwelle, français Bernard Kouchner, britannique William Hague, espagnol Miguel Angel Moratinos et italien Franco Frattini, lors d'un dîner jeudi soir à Bruxelles, organisé par la chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton.
Dimanche dernier, Bernard Kouchner lui-même n'avait pas exclu un examen par le Conseil de sécurité de la création d'un Etat palestinien, en cas "d'impasse prolongée".
Cette option fait partie des scénarios proposés début octobre par le dirigeant palestinien Mahmoud Abbas comme alternatives aux négociations avec Israël, bloquées par le différend sur la poursuite de la colonisation juive en Cisjordanie occupée. Il avait fait ces propositions lors d'une réunion à Syrte (Libye) du comité de suivi du processus de paix à la Ligue arabe,
Selon des participants, M. Abbas avait exposé les options suivantes: demander à Washington de reconnaître un Etat palestinien dans les frontières de 1967, recourir à cette fin au Conseil de sécurité de l'ONU, ou demander à l'Assemblée générale de l'ONU que les territoires occupés soient placés sous tutelle internationale.
"L'UE n'a pas encore de position unie sur la question, nous allons devoir en discuter", a toutefois estimé vendredi le ministre italien, Franco Frattini. "Il est extrêmement important de soutenir les efforts égyptiens pour pousser les Israéliens et les Palestiniens à négocier", a-t-il ajouté.


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