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Moyen Orient et Monde - Soudan

Khartoum pourrait accepter une sécession du Sud

Le ministre soudanais des Affaires étrangères, Ahmad Ali Karti, a affirmé hier à Ankara que son gouvernement accepterait une partition du Soudan si les électeurs en décident ainsi au référendum sur l'autodétermination du Sud-Soudan, prévu en janvier prochain. En visite en Turquie, le ministre soudanais, cité par l'agence de presse Anatolie, a affirmé que « si une majorité de Sud-Soudanais souhaitent se séparer du Nord, alors nous ne nous y opposerons pas ». Toutefois, M. Karti a prévenu que dans ce cas de figure, son gouvernement serait confronté à la question de la grande communauté de Sud-Soudanais vivant dans le Nord, de la dette du Soudan et des moyens de partager le pétrole du Sud. M. Karti a souligné que d'intenses efforts étaient déployés pour que les électeurs puissent voter en toute tranquillité. Le président soudanais Omar al-Bachir avait, lui, prévenu mardi qu'il n'accepterait pas « d'alternative à l'unité » de son pays.
De son côté, Salva Kiir, président du Sud-Soudan, a assuré qu'il n'est « pas question d'un retour à la guerre avec le nord » du pays. « Il n'est pas question de faire marche arrière sur l'accord de paix (...) », a déclaré le chef sudiste lors d'un discours à Juba, au premier jour d'une importante conférence réunissant une vingtaine de partis politiques sud-soudanais. « Nous voulons la paix et pas un retour à la guerre. Le sang ne doit pas être encore versé », a-t-il ajouté. Le second vice-président du Soudan, le Nordiste Ali Osmane Taha, a aussi participé à cette conférence survenant à moins de trois mois du référendum d'autodétermination. Des responsables sudistes et nordistes ont récemment accusé l'autre camp de se préparer à un retour à la guerre civile dans la foulée du scrutin pouvant aboutir à la partition du plus vaste pays d'Afrique. MM. Kiir et Taha ont convenu, à la suite d'une rencontre mardi soir à Juba, la capitale du Sud-Soudan, de cesser les déclarations médiatiques pouvant mettre de l'huile sur le feu, a rapporté l'agence officielle SUNA.
Le ministre soudanais des Affaires étrangères, Ahmad Ali Karti, a affirmé hier à Ankara que son gouvernement accepterait une partition du Soudan si les électeurs en décident ainsi au référendum sur l'autodétermination du Sud-Soudan, prévu en janvier prochain. En visite en Turquie, le ministre soudanais, cité par l'agence de presse Anatolie, a affirmé que « si une majorité de Sud-Soudanais souhaitent se séparer du Nord, alors nous ne nous y opposerons pas ». Toutefois, M. Karti a prévenu que dans ce cas de figure, son gouvernement serait confronté à la question de la grande communauté de Sud-Soudanais vivant dans le Nord, de la dette du Soudan et des moyens de partager le pétrole du...
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