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Moyen Orient et Monde

Brèves

Diplomatie
L'ambassadeur d'Irak retourne à Damas, après plus d'un an d'absence

L'ambassadeur d'Irak à Damas a repris hier ses fonctions dans la capitale syrienne, après plus d'un an d'absence. Bagdad et Damas avaient rappelé leurs émissaires le 25 août 2009, après que l'Irak a accusé la Syrie d'abriter deux commanditaires d'attentats particulièrement meurtriers qui avaient fait 95 morts et 600 blessés le 19 août 2009 à Bagdad. Cette crise diplomatique avait mis un coup d'arrêt à un long processus de rapprochement entre les deux voisins qui avaient repris leurs relations diplomatiques officielles en novembre 2006. Celles-ci avaient été rompues une première fois en 1980, quand la Syrie et l'Irak étaient dirigés par des branches rivales du parti Baas.

Syrie
Trois à six ans de prison pour huit islamistes

Huit islamistes ont été condamnés par la Haute Cour de sûreté de l'État en Syrie à des peines de 3 à 6 ans de prison pour appartenance à « une association secrète », a indiqué dimanche l'Observatoire syrien pour les droits de l'homme, une organisation basée à Londres. L'OSDH appelle à l'abolition de la Haute Cour de sûreté de l'État, « créée en 1968 à des fins politiques illégales, et dont les verdicts sont inconstitutionnels du fait qu'ils sont émis sous le régime de l'État d'urgence ».

Arabie saoudite
Une fatwa interdit d'insulter Aïcha, une des épouses de Mohammad


L'autorité religieuse saoudienne a émis samedi une fatwa mettant en garde contre les insultes proférées à l'égard des épouses de Mohammad. Cette prise de position intervient après des déclarations incendiaires de l'activiste chiite koweïtien en exil, Yasser al-Habib, qui s'en était pris à Aïcha, une des épouses du Prophète. « Aïcha est en enfer (...) suspendue par les pieds », avait dit Habib, qui avait fui le Koweït pour échapper à deux condamnations à 10 ans de prison pour offense aux deux premiers califes de l'islam, lors d'une cérémonie à Londres, en septembre, à l'occasion de l'anniversaire de sa mort. Aïcha est considérée par les musulmans sunnites comme « la mère des croyants ». En revanche, elle est honnie par les chiites, qui estiment qu'elle n'avait pas favorisé Ali, leur premier imam, à la succession de Mohammad.

Médias
 « France 24 » émettra, à partir de demain, 24 heures sur 24 en arabe


La chaîne publique française d'information internationale France 24 va émettre, à partir de mardi, 24 heures sur 24 en arabe, a annoncé hier à Dubaï son PDG Alain de Pouzilhac. Lancée en décembre 2006, la chaîne diffusait ses émissions en arabe dix heures par jour depuis le mois d'avril 2009. « Nous voulons transmettre en arabe notre vision du monde. Il y a 300 millions de personnes dans le monde arabe, dont 60 à 80 % qui ne parlent que cette langue, c'est pourquoi nous devons parler l'arabe si nous voulons qu'elles nous écoutent », a déclaré M. de Pouzilhac lors d'une conférence de presse à Dubaï.

Afghanistan
L'OTAN reprend le ravitaillement vers Kaboul via Torkham


L'OTAN a repris hier ses convois de ravitaillement vers l'Afghanistan en passant par le poste-frontière de Torkham (Nord-Ouest), que le Pakistan avait fermé pendant plusieurs jours à la suite de la mort de deux soldats pakistanais dans des tirs de drones américains. Au nom du peuple américain, l'ambassadrice des États-Unis au Pakistan, Anne Patterson, avait présenté ses excuses pour ce « terrible accident ». Conséquences de cette bavure, 149 camions d'équipements ou de carburant destinés aux forces internationales en Afghanistan ont été incendiés en une semaine au Pakistan, alors que les insurgés redoublaient d'efforts pour perturber l'approvisionnement des troupes de l'OTAN. Les talibans pakistanais, qui ont fait allégeance à el-Qaëda, ont revendiqué ces attaques et promis d'en commettre davantage en représailles aux tirs, quasi quotidiens depuis un mois, des drones de la CIA.

Plus de 60 % des Afghans souffrent de troubles mentaux

Plus de 60 % des Afghans souffrent de stress et de troubles mentaux dans un pays marqué par trois décennies de guerre, l'inégalité des sexes et la pauvreté, a indiqué hier la ministre par intérim de la Santé, Suraya Dalil. La situation est particulièrement grave dans les parties du pays où l'insurrection des talibans empêche les services de santé publique de fonctionner.

Catastrophe
La Hongrie construit une digue contre une nouvelle coulée de boue toxique

Des ouvriers s'employaient hier à construire une digue afin de protéger le village de Kolontar, et les cours d'eau voisins, d'une nouvelle coulée de boues rouges toxiques qui menacent de s'échapper d'un réservoir dont les fissures se sont élargies. Un million de m3 de boues provenant d'une usine d'aluminium ont inondé lundi dernier des villages de la région, faisant sept morts et 123 blessés et polluant des cours d'eau, dont un affluent du Danube. Kolontar a été évacué samedi.

Édition
« Je ne suis pas un saint », affirme Mandela dans un nouveau livre

Nelson Mandela appelle le monde à ne pas le voir comme « un saint » et raconte les doutes et souffrances qui ont jalonné sa vie, dans un nouveau livre dont de larges extraits sont publiés par le journal sud-africain Sunday Times. Le livre Conversations avec moi-même, préfacé par Barack Obama, fait l'objet d'une sortie mondiale demain.

Étude
La menace des tsunamis est sous-estimée à Haïti

Le séisme dévastateur qui a fait plus de 250 000 morts à Haïti le 12 janvier s'est accompagné d'une série de petits raz-de-marée, une menace sous-estimée jusqu'alors dans cette île, selon une étude publiée hier. À elles seules, les secousses provoquées par le tremblement de terre, d'une magnitude de 7, n'auraient pu suffire à provoquer un tsunami, analyse cette étude publiée par la revue scientifique britannique Nature Geoscience. Mais le séisme a également entraîné de nombreux glissements de terrain, tant à la surface de l'île que sous le niveau de la mer. Et c'est la combinaison de tous ces phénomènes qui a provoqué ces raz-de-marée sur la côte occidentale d'Haïti, sous la forme de vagues pouvant atteindre 75 cm de haut.

Épidémie
La Malaisie va lâcher des moustiques modifiés génétiquement pour contrer la dengue


La Malaisie s'apprête à lancer un programme test pour combattre la dengue en introduisant dans la nature des moustiques génétiquement modifiés, avant la fin de l'année, a indiqué hier le ministre de la Santé. Ces essais, qui auraient dû démarrer ce mois-ci, ont été retardés pour permettre de nouveaux tests en laboratoire, qui se sont révélés positifs, a déclaré le ministre Liow Tiong Lai. Le taux de mortalité des malades de la dengue a augmenté de 53 % cette année en Malaisie et la population est vivement encouragée à prendre des mesures pour éviter la prolifération des moustiques dans les logements ou près des lieux de travail.

Russie
Le chef de cabinet de Poutine candidat à la mairie de Moscou


Le président russe Dmitri Medvedev a approuvé samedi une liste de quatre candidats à la mairie de Moscou, en remplacement du maire limogé, avec notamment le directeur de cabinet du Premier ministre Vladimir Poutine, Sergueï Sobyanine. M. Medvedev, qui a limogé le mois dernier le maire Iouri Loujkov après avoir été la cible de violentes critiques de sa part, a dix jours pour choisir un nouveau maire pour la ville, qui compte 10,5 millions d'habitant. M. Sobyanine a été présenté par les médias russes et par des observateurs comme le successeur le plus probable de M. Loujkov, avant que le parti Russie unie propose officiellement les candidats à M. Medvedev.

Brésil
Avortements : une femme meurt tous les deux jours


L'avortement, qui a été propulsé au cœur de la campagne électorale pour le second tour de la présidentielle du Brésil, cache une statistique macabre : une femme meurt tous les deux jours de ses suites, selon les statistiques officielles publiées hier par le quotidien O Globo. L'avortement n'est autorisé que dans deux cas au Brésil : si la santé de la mère est menacée ou si la grossesse est le résultat d'un viol. Selon les données du Service unique de santé (public), une femme avorte clandestinement toutes les 33 secondes. Deux cents décès, en moyenne, résultent d'avortements clandestins tous les ans.
DiplomatieL'ambassadeur d'Irak retourne à Damas, après plus d'un an d'absenceL'ambassadeur d'Irak à Damas a repris hier ses fonctions dans la capitale syrienne, après plus d'un an d'absence. Bagdad et Damas avaient rappelé leurs émissaires le 25 août 2009, après que l'Irak a accusé la Syrie d'abriter deux commanditaires d'attentats particulièrement meurtriers qui avaient fait 95 morts et 600 blessés le 19 août 2009 à Bagdad. Cette crise diplomatique avait mis un coup d'arrêt à un long processus de rapprochement entre les deux voisins qui avaient repris leurs relations diplomatiques officielles en novembre 2006. Celles-ci avaient été rompues une première fois en 1980, quand la Syrie et l'Irak étaient...
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