Dans un communiqué particulièrement violent exclusivement focalisé sur l'avivement des rancœurs et des haines du passé, le bureau de presse du CPL a répondu aux propos tenus mercredi par Samir Geagea à l'adresse du général Aoun. « (...) Nous sommes étonnés d'entendre de ta part, à la veille de la commémoration du 13 Octobre de sinistre mémoire, ces accusations selon lesquelles nous serions en train de tirer notre force de qui que ce soit contre notre société libanaise en général et chrétienne en particulier. Il est vrai que tu agis désormais de manière éhontée et que tu penses que les Libanais ont oublié tes aventures stupides depuis que tu t'es retourné contre tes camarades et que tu as commis contre eux tout ce que tu as commis. Ou bien penses-tu qu'ils te pardonnent d'avoir contribué à faire passer les complots ourdis contre le Liban, dont nous continuons à souffrir actuellement. Ton explosion de colère nous a fait du bien, en définitive, de même que tes propos qui dégoulinent comme d'habitude de fiel et de haine. Cela reste en effet beaucoup mieux que la violence corporelle qui a entaché ton parcours national. Nous avons traversé des jours noirs en ta compagnie, durant lesquels ta perfidie profonde était une constante permanente dans tes actions vindicatives contre tous ceux qui excitaient ta jalousie ou tes soupçons. Si, du reste, nous avions oublié, nous n'oublierons pas que le cœur du CPL est formé de ceux-là mêmes aux sacrifices desquels tu as porté atteinte et que tu as tenté, par monts et par vaux, de dominer par la force des armes et par la terreur », indique le communiqué.
« Nous savons très bien, comme d'ailleurs les citoyens pour qui ton approche opportuniste et arbitraire du pouvoir continue de s'appliquer, que le CPL, à travers son document d'entente avec nos partenaires nationaux et son alliance avec eux sans conditions lorsque l'ennemi les a encerclés par le feu et le sang, t'a laissé à toi et à ceux qui te restent comme adjoints une marge de liberté sur l'ensemble du territoire dont tu n'aurais jamais pu rêver. Toi, dont la philosophie stratégique est fondée sur le repli sur soi, la diffusion du climat de la peur, les accusations de trahison et le manque de respect des autres. Tu n'es pas libre, toi, président du conseil exécutif du dernier » mouvement correctif « qui a annihilé le concept des Forces libanaises et écrasé la pensée du Front libanais dans le sang. Tu attends qu'on te donne des ordres pour dire ce que tu dis et pour faire ce que tu fais. Calme-toi, nous t'en prions, tire les leçons du passé. Peut-être pourras-tu, une fois au moins, faire quelque chose de bien pour ce pays », ajoute-t-il.
Des escarmouches entre les députés Nabil Nicolas et Antoine Zahra, ainsi qu'un communiqué des FL dénonçant et démentant toutes les rumeurs et les déclarations selon lesquelles le parti serait en train de s'armer, et une conférence du général Aoun à l'Université antonine, animée par Mme Pascale Lahoud, avaient précédé dans la journée.

