« Les nouvelles sont plutôt rassurantes. Il a mal à la cheville, mais rien d'inquiétant », a dit Laurent Blanc lors d'un point de presse.
Le milieu de terrain à trois composés de Diaby, du Bordelais Alou Diarra et du Rennais Yann M' Vila a joué un rôle important dans la victoire à Sarajevo, qui a relancé les Bleus après une défaite initiale au Stade de France face au Belarus (1-0).
Et le sélectionneur n'a pas caché qu'il voulait faire confiance à ce trio, même avec le retour dans le groupe de deux valeurs sûres, Samir Nasri et Yoann Gourcuff.
« Le milieu de terrain a été une grande force en Bosnie », a-t-il dit, tout en reconnaissant que « personne n'est incontournable ».
Laurent Blanc a estimé que cette configuration n'était pas si défensive que cela, et que Diaby notamment savait créer le danger en attaque.
« (L'entraîneur d'Arsenal Arsène) Wenger le fait jouer n° 10 à Arsenal, c'est donc qu'il a des aptitudes offensives. C'est un garçon qui aime le jeu », a jugé le sélectionneur, en estimant que le Gunner avait, à 24 ans, et « peut-être plus rapidement que d'autres », le potentiel pour devenir un des cadres de l'équipe.
Ne pas se focaliser sur Nasri et Gourcuff
Laurent Blanc a incité les journalistes à « ne pas se focaliser » sur Nasri et Gourcuff, en n'excluant ni de les faire jouer tous les deux ensemble, ni à n'en faire jouer qu'un seul, ni à n'en faire jouer aucun.
Après avoir tressé des louanges à ses milieux de terrain actuels, le sélectionneur a été plus critique vis-à-vis de ses arrières latéraux, des postes pour lesquels, à droite comme à gauche, le football français n'est pas richement doté.
« On a pu s'apercevoir qu'au niveau solidité des latéraux, on n'a pas été performant », a-t-il fait remarquer. Tout en soulignant que Bakary Sagna, à droite, comme Gaël Chichy, à gauche, étaient titulaires « depuis quelque temps » déja à Arsenal.
Et pour mieux mettre la pression sur ces deux joueurs, il a appelé lundi le Lyonnais Anthony Réveillère, capable de jouer latéral aussi bien à droite qu'à gauche.
Plus généralement, Laurent Blanc a insisté sur le fait que l'ensemble du groupe issu du match en Bosnie avait un temps d'avance sur les autres.
« C'est logique. Il faut donc s'appuyer sur ce qui a été bon, et améliorer les autres points », a-t-il dit, en évoquant notamment l'efficacité offensive.
Une remarque destinée entre autres à Karim Benzema, qui est une nouvelle fois resté sur le banc du Real Madrid en championnat d'Espagne ce week-end, et qui a suscité « l'agacement » du sélectionneur en faisant partie du groupe de retardaires au rendez-vous de Clairefontaine.
« Il n'a pas joué hier (dimanche), donc il aurait dû être à l'heure », a lâché Laurent Blanc. « Il y a eu du retard, on va règler le problème en interne », a ajouté, l'œil noir, le sélectionneur, plus « Président » que jamais.


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