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Rentrée scolaire : les mêmes difficultés, mais la réforme est enclenchée

La débrouille des parents

Croulant sous les dépenses liées à la rentrée scolaire, les parents tentent par tous les moyens de limiter l'hémorragie. Entre manuels scolaires, fournitures, uniformes et scolarités, ils ne savent plus vraiment où donner de la tête. Le livre usagé constitue désormais, pour le libraire Chaya Madi, 30 % de son chiffre d'affaires de manuels scolaires. « Acheter usagé est désormais entré dans les mœurs », estime-t-il, précisant que même les plus riches achètent des manuels usagés, la seule condition étant qu'ils soient en bon état.
« J'ai déboursé 500 dollars de manuels pour mes deux enfants qui sont au complémentaire », raconte Caryn, une mère de famille. « Je n'ai pas pu acheter de livres usagés, car l'école a exigé de nouvelles éditions cette année. Je n'ai pas non plus réussi à vendre les vieux manuels, qui iront au recyclage », déplore-t-elle. « Mais au moins, la librairie m'aura gratuitement recouvert les manuels », lance-t-elle avec humour.
Mère de quatre enfants, Maya n'a pas hésité à aller à la recherche de livres usagés ou à récupérer de vieux manuels ici ou là. Côté scolarité, les choses sont moins évidentes. Car malgré la demande écrite qu'elle a adressée à la direction de l'établissement où sont scolarisés ses enfants, il y a quelques années, on ne lui a accordé que 100 000 LL de réduction. « C'est ridicule, dit-elle. Et pourtant, les familles nombreuses se comptent sur les doigts. »
Reine appréhende pour sa part l'augmentation de la scolarité dont on parle tant. « Nous arrivions à grand-peine à boucler le mois », indique cette mère de deux enfants, appartenant à la classe moyenne. Elle estime qu'avec une augmentation de 15 %, la scolarité de ses enfants devrait s'élever à 9 millions de livres par an. « Assurer une bonne éducation à nos enfants est essentiel », dit-elle. « Je me demande si je ne devrais pas demander une aide à la scolarité », lance-t-elle toutefois. « Le problème est que mon mari et moi travaillons tous les deux. Nous ne sommes pas un cas social. Mais les choses sont réellement difficiles et nous devons jongler pour y arriver », souligne-t-elle. Par souci d'économie, Reine accompagne elle-même ses enfants à l'école ou se fait aider par ses proches. « Cela me permet d'économiser deux millions de livres par an », observe-t-elle. Elle hésite aussi à inscrire ses enfants à une activité quelconque. « Nous avons tellement d'autres priorités », conclut-elle.
Croulant sous les dépenses liées à la rentrée scolaire, les parents tentent par tous les moyens de limiter l'hémorragie. Entre manuels scolaires, fournitures, uniformes et scolarités, ils ne savent plus vraiment où donner de la tête. Le livre usagé constitue désormais, pour le libraire Chaya Madi, 30 % de son chiffre d'affaires de manuels scolaires. « Acheter usagé est désormais entré dans les mœurs », estime-t-il, précisant que même les plus riches achètent des manuels usagés, la seule condition étant qu'ils soient en bon état. « J'ai déboursé 500 dollars de manuels pour mes deux enfants qui sont au complémentaire », raconte Caryn,...