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Rentrée scolaire : les mêmes difficultés, mais la réforme est enclenchée

Rentrée scolaire : les mêmes difficultés, mais la réforme est enclenchée

La rentrée scolaire a eu lieu il y a une bonne semaine, dans le secteur public, et se poursuit dans le secteur privé. Si l’école publique tente de relever son niveau et de réduire le gaspillage, l’école privée promet une nouvelle augmentation des scolarités. Des mesures qui, ici ou là, ne sont pas toujours populaires.

Premier jour d’école pour les élèves de l’école publique de Hasroun. Chacun s’applique déjà. (DR)

C'est dans une ambiance politique pour le moins malsaine que s'est déroulée la rentrée scolaire de l'école publique, lundi dernier. Une rentrée entachée par les scandales de fraude au bac et d'achat de diplômes. Une rentrée également marquée par la mise en place du plan de réforme quinquennal du secteur éducatif, qui s'est déjà caractérisée par la fermeture de 77 écoles publiques, et par une rentrée précoce dans ce secteur, histoire d'augmenter le nombre de jours d'école. Ces mesures n'ont pas satisfait tout le monde, notamment de nombreux parents d'élèves mécontents d'avoir été pris de court, contraints d'aller à la recherche d'établissements éloignés géographiquement, susceptibles d'accueillir leurs enfants. D'autres parents n'avaient tout simplement pas prévu les dépenses liées à la rentrée scolaire, en plein milieu du mois de septembre. Car si l'enseignement public est gratuit, les parents doivent s'acquitter des frais de participation à la caisse des parents, et acheter livres, fournitures et tabliers.
À l'école privée, les mêmes difficultés resurgissent chaque année. Écrasés par les dépenses de la rentrée scolaire, les parents d'élèves appréhendent une augmentation des scolarités. Une hausse confirmée par les responsables d'écoles privées, notamment le Secrétariat des écoles catholiques, et annoncée comme étant la conséquence inévitable des « échelons non mérités » accordés aux enseignants par le gouvernement. Pour l'heure, aucun ordre de grandeur n'a encore été établi, car les écoles déterminent leurs budgets en décembre. Autre problème de taille de l'enseignement privé, les enseignants compétents se détournent progressivement d'une profession qui ne les valorise pas. Les établissements éducatifs peinent à trouver des enseignants ayant le niveau requis, les formations universitaires ou continues ne répondant pas vraiment à leurs besoins.
C'est dans une ambiance politique pour le moins malsaine que s'est déroulée la rentrée scolaire de l'école publique, lundi dernier. Une rentrée entachée par les scandales de fraude au bac et d'achat de diplômes. Une rentrée également marquée par la mise en place du plan de réforme quinquennal du secteur éducatif, qui s'est déjà caractérisée par la fermeture de 77 écoles publiques, et par une rentrée précoce dans ce secteur, histoire d'augmenter le nombre de jours d'école. Ces mesures n'ont pas satisfait tout le monde, notamment de nombreux parents d'élèves mécontents d'avoir été pris de court, contraints d'aller à la recherche d'établissements...