Les démocrates et M. Obama souffrent dans les sondages, victimes d'un bilan économique peu flatteur avec en particulier un taux de chômage de 9,6% proche des plus hauts niveaux historiques./
Dans ce document, les républicains ont promis de mettre fin aux "impôts qui tuent l'emploi", de réduire les dépenses publiques, de mettre fin aux plans de sauvetage de l'économie et d'abroger la réforme de l'assurance-maladie adoptée il y a six mois.
Mais selon M. Obama, ces mesures "prennent leur source dans la même philosophie usée jusqu'à la corde: réduire les impôts pour les millionnaires et les milliardaires, supprimer l'encadrement des règles pour Wall Street et les groupes d'intérêts, et laisser la classe moyenne se débrouiller toute seule".
"Ce n'est pas une ordonnance pour un avenir meilleur. C'est un écho d'une décennie désastreuse que nous ne pouvons pas nous permettre de revivre", s'est exclamé M. Obama, qui en a profité, comme à quasiment chacun de ses discours de politique intérieure depuis des semaines, pour dénoncer une obstruction des républicains au Congrès.
Ces derniers sont minoritaires tant à la Chambre des représentants qu'au Sénat, mais ils sont suffisamment nombreux dans cette dernière assemblée pour bloquer l'adoption des réformes voulues par M. Obama.
Ils ne s'en sont pas privés à l'approche des législatives du 2 novembre dont ils escomptent des gains substantiels, alors que les démocrates et M. Obama souffrent dans les sondages, victimes d'un bilan économique peu flatteur avec en particulier un taux de chômage de 9,6% proche des plus hauts niveaux historiques.

