Selon la règle de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), les membres de l'agence auraient dû nous fournir ce combustible", a affirmé le président iranien./
La production d'uranium enrichi à 20% par l'Iran depuis février a aggravé les tensions entre Téhéran et les grandes puissances, inquiètes du programme d'enrichissement d'uranium lancé en 2006 par la République islamique qu'elles soupçonnent, malgré ses dénégations, de chercher à se doter de l'arme nucléaire.
L'Iran a justifié la production d'uranium à 20% par les besoins de son réacteur de Téhéran. Les dirigeants iraniens ont depuis déclaré à plusieurs reprises qu'ils pourraient la stopper s'ils obtenaient des grandes puissances le combustible nécessaire à ce réacteur.
"Dès le début, nous n'étions pas intéressés à produire du combustible à 20%. Selon la règle de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), les membres de l'agence auraient dû nous fournir ce combustible", a affirmé le président iranien.
"Nous avons présenté cette demande, mais ils (les Occidentaux) ont transformé cette question en un jeu politique", a-t-il ajouté.
Les grandes puissances avaient proposé en octobre 2009 à l'Iran de leur livrer 70% de son uranium faiblement enrichi pour qu'elles le transforment en combustible pour le réacteur de Téhéran. L'Iran avait rejeté cette offre, estimant ne pas avoir suffisamment de garanties, et a présenté en mai, avec le soutien de la Turquie et du Brésil, une contre-proposition prévoyant un échange de combustible en territoire turc. Cette offre a été ignorée par les grandes puissances.
L'uranium faiblement enrichi (à 3,5%) sert de combustible pour les centrales nucléaires, mais fortement enrichi (à près de 90%) il peut permettre de fabriquer l'arme atomique.
Le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté le 9 juin une nouvelle résolution assortie de sanctions contre l'Iran, sommé à nouveau par l'ONU de suspendre ses activités d'enrichissement d'uranium.


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