Citant des sources politiques bien informées, la MTV a indiqué que les dirigeants saoudiens ont acquis la conviction que les développements en cours ont pour but de torpiller le Tribunal spécial pour le Liban. L'émissaire saoudien aurait souligné à ce sujet aux responsables syriens que l'Arabie saoudite reste fermement attachée au tribunal. Il aurait en outre rappelé au régime de Damas que lors du sommet tripartite, qui avait groupé à Beyrouth le roi Abdallah, le président Michel Sleiman et le président Bachar el-Assad, il avait été convenu que l'évolution de la situation au Liban devait être soumise à deux lignes rouges : le maintien du cabinet Hariri et la sauvegarde de la stabilité et de la sécurité dans le pays. Or pour Riyad, les derniers développements constituent une violation de l'entente convenue au cours du sommet tripartite.
L'émissaire saoudien aurait en outre souligné à l'attention des dirigeants syriens, toujours selon la MTV, qu'il ne saurait être question d'un retour à la situation d'avant 2005, en ce sens qu'un retour au rôle syrien au Liban tel qu'il se manifestait avant 2005 ne saurait être toléré.
En tout état de cause, et dans le sillage des démarches régionales visant à calmer le jeu sur la scène locale, le ministre Ghazi Aridi aurait transmis à M. Hariri un message du secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, dont il ressort que le Hezbollah souhaite un retour au calme. Nasrallah aurait affirmé sur ce plan que son parti n'a nullement l'intention d'effectuer un putsch ou un coup de force dans le pays.
Il reste que, selon les sources politiques susmentionnées, malgré le message d'apaisement que Nasrallah aurait transmis au Premier ministre, les deux camps en présence campent toujours sur leurs positions de principe.

