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Liban - Politique

Hariri réaffirme à Sfeir son attachement à ses constantes

Le Premier ministre a dépêché hier à Bkerké son conseiller Daoud Sayegh porteur d'un message au patriarche maronite.

Le patriarche Sfeir recevant M. Daoud Sayegh. Photo Émile Eid

Le Premier ministre, Saad Hariri, a réaffirmé hier au patriarche maronite, Mgr Nasrallah Sfeir, son attachement à ses constantes, dans un mesage transmis à Bkerké par son conseiller politique, Daoud Sayegh.
Selon M. Sayegh, ce message réaffirme « les constantes nationales qui ont toujours été et demeurent le fondement des relations » entre M. Hariri et le patriarche Sfeir, notamment « l'attachement à la coexistence, à la paix civile, à la modération, au dialogue, à la consolidation de l'État pour tous et au soutien de ses institutions afin qu'elles soient les seules instances de référence pour les Libanais ».
M. Sayegh a ajouté avoir dit au patriarche que « tout en étant extrêmement soucieux de préserver la stabilité, l'unité nationale et l'entente », le Premier ministre fait valoir que « son attachement au Tribunal spécial pour le Liban et à la poursuite de ses activités entre dans le cadre des engagements pris à l'unanimité de toutes les parties à la table de dialogue et dans la déclaration ministérielle ». « Le TSL est la garantie de la justice dans la mesure où il a été créé par la plus haute instance internationale. Il agit et publie des communiqués et des décisions au vu et au su de la planète entière », poursuit le message transmis à Mgr Sfeir.
En outre, M. Hariri souligne que « la violence sous toutes ses formes est contraire à tout ce que représente le Liban en tant que site naturel pour le dialogue des religions et des cultures et en tant que message à destination du monde, et que les efforts du patriarche et ses positions constantes en ce sens représentent le meilleur guide pour l'action nationale positive ».

Chamoun
Par ailleurs, le patriarche maronite a reçu le chef du PNL, Dory Chamoun, qui lui a transmis une invitation à assister à l'inauguration de la statue du président Camille Chamoun à Deir el-Qamar, le 9 octobre prochain. À sa sortie de Bkerké, M. Chamoun a indiqué dans une déclaration avoir évoqué avec Mgr Sfeir l'affaire de « l'accueil grandiose organisé à l'aéroport » en faveur du général Jamil Sayyed. « Malheureusement, il faut dire que l'État est absent de l'aéroport. C'est ce qui a permis qu'un accueil de ce type ait été réservé à un individu recherché par la justice », a-t-il ajouté.
« J'aurais souhaité que les personnes qui se sont rendues à l'aéroport pour accueillir Jamil Sayyed soient plus conscientes du fait qu'une action de ce genre mènera à des conséquences négatives pour le pays tout entier, y compris pour elles. Le non-respect de l'État et des lois n'est utile à personne car nous ne sommes pas dans une jungle. Et si ces gens-là croient que nous vivons dans une jungle, ils n'ont qu'à aller vivre ailleurs et à céder les fonctions et les responsabilités qu'ils détiennent au sein de l'État », a-t-il dit.
Et M. Chamoun de poursuivre : « Personnellement, je ne crains pas les armes, bien que nombreux sont ceux qui en ont peur. Ceux qui ont utilisé les armes par le passé savent très bien que personne n'accepte que les armes soient à nouveau utilisées à l'intérieur. À chaque fois qu'ils font étalage de leurs muscles, en recourant aux armes qu'ils possèdent sous le label de la résistance contre Israël, leur légende s'effrite un peu plus et la réalité apparaît au grand jour, celle d'une course à l'hégémonie sur le Liban et pour le pouvoir. »
M. Chamoun a enfin souligné la nécessité d'une réunion élargie du 14 Mars en présence de Saad Hariri « le plus tôt possible ».
Le Premier ministre, Saad Hariri, a réaffirmé hier au patriarche maronite, Mgr Nasrallah Sfeir, son attachement à ses constantes, dans un mesage transmis à Bkerké par son conseiller politique, Daoud Sayegh.Selon M. Sayegh, ce message réaffirme « les constantes nationales qui ont toujours été et demeurent le fondement des relations » entre M. Hariri et le patriarche Sfeir, notamment « l'attachement à la coexistence, à la paix civile, à la modération, au dialogue, à la consolidation de l'État pour tous et au soutien de ses institutions afin qu'elles soient les seules instances de référence pour les Libanais ».M. Sayegh a ajouté avoir dit au patriarche que « tout en...
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