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Économie - Énergie

Sur les traces de l’Iran, plusieurs pays arabes optent pour le nucléaire

Les États de la région estiment que la hausse de la demande en électricité, liée à la croissance économique et démographique face à des ressources limitées, justifie l'usage de centrales atomiques.

Le gouvernement égyptien a officialisé fin août le choix du site d’al-Dabaa pour la construction de sa première centrale de 1 000 mégawatts, qui devrait entrer en production en 2019.  Photo Mohammad al-Sehiti

De plus en plus de pays du Moyen-Orient, à l'image de l'Égypte, optent pour l'énergie nucléaire en raison de la hausse de la demande en électricité, liée à la croissance économique et démographique, mais aussi face aux avancées sur ce terrain de leur voisin iranien.
Dans la région, nombreux sont les pays à avoir récemment annoncé des projets en matière de nucléaire civil. Mis en avant par tous les pays de la zone, l'argument économique - croissance de la demande face à des ressources limitées - n'est pourtant pas le seul à entrer en ligne de compte, selon Leila Benali, du cabinet Cambridge Energy Research Associates.
« En général, la volonté de construire des centrales nucléaires transcende la justification économique, il y a des raisons stratégiques », affirme-t-elle.
« Il y a également des raisons liées à la sécurité. Une fois que l'Iran a rendu son programme nucléaire public, il est devenu clair qu'à un moment, certains pays de la région devraient faire quelque chose pour contrer l'Iran, que ce soit pour le prestige ou pour la dissuasion », ajoute-t-elle.
L'Iran a lancé fin août à Bouchehr (Sud) sa première centrale nucléaire, une infrastructure construite par la Russie. Soupçonné par l'Occident de chercher à se doter de l'arme atomique sous le couvert de son programme nucléaire civil, Téhéran dément catégoriquement.
L'Égypte, nation la plus peuplée du monde arabe avec quelque 80 millions d'habitants - la population a doublé en près de 30 ans -, a le projet de construire quatre centrales d'ici à 2025.
Le gouvernement égyptien a officialisé fin août le choix du site d'al-Dabaa, sur la côte méditerranéenne, pour la construction de sa première centrale de 1 000 mégawatts, qui devrait entrer en production en 2019.
Alors que ce pays connaît une vive croissance de sa demande d'électricité (+6 à 7 % d'ici à 2014, selon la Banque mondiale), ses ressources pétrolières et gazières devraient être épuisées d'ici à une trentaine d'années.
La Jordanie, qui importe 95 % de ses besoins énergétiques, vient de son côté de signer un accord dans le domaine du nucléaire civil avec le Japon, le neuvième du genre après notamment la France, la Chine, la Corée du Sud, le Canada ou encore la Russie.
Ce pays, parmi les plus pauvres de la planète en eau potable, a pour objectif d'avoir sa propre centrale d'ici à 2015, à la fois pour produire de l'électricité et dessaler de l'eau.
« L'intérêt croissant dans la région pour l'énergie nucléaire est lié aux prix élevés du pétrole », affirme Khaled Toukan, qui dirige la Commission de l'énergie nucléaire jordanienne. « Les pays qui n'ont pas de pétrole recherchent désormais des alternatives », souligne-t-il.
Mais même ceux dont les sous-sols sont riches, comme le Koweït, l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, suivent le mouvement.
Les Émirats arabes unis ont ainsi choisi fin 2009 un consortium emmené par la compagnie publique sud-coréenne Kepco pour construire quatre centrales, pour un budget de 20,4 milliards de dollars.
La première d'entre elles, située à Braka, près de la frontière avec l'Arabie saoudite, devrait entrer en fonction en 2017, alors que la demande intérieure en électricité devrait doubler d'ici à 2020.
De son côté, le Koweït, qui a signé un accord de coopération avec la France et le Japon, a annoncé sa volonté de construire quatre centrales d'ici à 20 ans. En raison de records de températures, l'émirat a connu en juin pannes et coupures de courant.
L'Arabie saoudite, dont le sous-sol contient un cinquième des ressources pétrolières mondiales, a également donné son feu vert en juillet à un accord de coopération nucléaire avec la France, afin de diversifier ses sources de production d'électricité.
De plus en plus de pays du Moyen-Orient, à l'image de l'Égypte, optent pour l'énergie nucléaire en raison de la hausse de la demande en électricité, liée à la croissance économique et démographique, mais aussi face aux avancées sur ce terrain de leur voisin iranien.Dans la région, nombreux sont les pays à avoir récemment annoncé des projets en matière de nucléaire civil. Mis en avant par tous les pays de la zone, l'argument économique - croissance de la demande face à des ressources limitées - n'est pourtant pas le seul à entrer en ligne de compte, selon Leila Benali, du cabinet Cambridge Energy Research Associates.« En général, la volonté de construire des...
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