Rechercher
Rechercher

Liban - Diplomatie

Mitchell : Une paix globale au Proche-Orient impossible sans le Liban

L'émissaire américain George Mitchell a rencontré hier le chef de l'État et le ministre de la Défense. Il a réaffirmé l'engagement de son pays aux côtés du Liban et de l'armée, « symbole de l'unité du pays ».

L'émissaire américain pour le Proche-Orient, George Mitchell, à Beyrouth depuis jeudi, a déclaré hier au président Michel Sleimane que sans le Liban une paix globale était impossible dans la région.
« Une paix globale comprend une paix entre Israéliens et Palestiniens, mais aussi entre la Syrie et Israël, et le Liban et Israël (...) », a répété M. Mitchell à la presse à l'issue de sa rencontre avec le président Sleiman. « Sans le Liban, il n'y aura pas de paix globale dans la région », a-t-il dit.
Les négociations directes entre Israéliens et Palestiniens, gelées depuis l'offensive israélienne dans la bande de Gaza en décembre 2008, ont repris le 2 septembre à Washington. Une séance de discussions s'est tenue mardi en Égypte en présence de la secrétaire d'État américaine Hillary Clinton.
M. Mitchell a indiqué à ce sujet que « le but de (sa) visite était de tenir au courant le président libanais et les autres responsables » de ces pourparlers. L'émissaire américain a successivement rencontré, hier, le ministre de la Défense, Élias Murr, et le commandant en chef de l'armée, le général Jean Kahwagi, avant de se rendre au quartier général de la Finul, à Naqoura. Jeudi, il avait été reçu par le président de la Chambre, Nabih Berry.
L'objectif, selon Mitchell, était également de s'entretenir « avec les dirigeants libanais et les responsables de l'ONU de la question du maintien de la paix et de la pleine application de la résolution 1701 ».

Avec Sleiman
Au cours de son entretien avec M. Mitchell, le président Sleiman a plus écouté que parlé, rapporte une source informée au palais présidentiel. Le chef de l'État s'est contenté de réaffirmer les constantes politiques libanaises sur le conflit régional, insistant notamment sur l'attachement du Liban à l'initiative de paix arabe du sommet de Beyrouth, en 2002, et sur la nécessité d'un strict respect de la résolution 194 accordant aux Palestiniens le droit de retour en Palestine. Pour le Liban, le respect de ces droits est essentiel, si l'on veut écarter le spectre d'une implantation des Palestiniens dans les pays d'accueil.
Le président Sleiman a demandé aux États-Unis « des garanties » à ce sujet, précisant que « le Liban n'acceptera pas d'implantation de Palestiniens sur son territoire, même si les autres pays arabes le font, et même si les Palestiniens eux-mêmes y consentent ».
Par ailleurs, le chef de l'État a insisté sur la poursuite de l'aide militaire accordée par les États-Unis à l'armée, et le respect de l'agenda de fournitures militaires défensives au Liban, alors même que le Congrès américain avait gelé ces aides après l'incident frontalier à Adeïssé.
Enfin, le chef de l'État a demandé le respect absolu les droits du Liban sur ses ressources naturelles, hydrauliques ou pétrolières.

Pas de règlement aux dépens du Liban
À ces remarques, M. Mitchell a répondu en quatre points. Le président Obama ne permettra pas qu'un règlement se fasse aux dépens du Liban, a-t-il d'abord affirmé. En second lieu, le déplacement au QG de la Finul signifie que les États-Unis s'engagent à agir en vue du maintien de la stabilité dans cette partie du pays, a-t-il dit.
M. Mitchell a ensuite assuré qu'aux yeux de Washington, « l'armée libanaise est le symbole de l'unité du Liban », et que les États-Unis agiront pour qu'elle continue à l'être. Enfin, il a indiqué que les pourparlers actuels « font partie d'un tout », et que « les bonnes intentions » existent de part et d'autre, même si les points de vue sont très divergents sur certaines questions.
Par ailleurs, le président Sleiman a évoqué avec M. Mitchell la visite qu'il doit effectuer prochainement au siège de l'ONU, à l'occasion de la réunion de l'Assemblée générale annuelle de l'organisation,
Après ses rencontres avec les officiels libanais, l'émissaire américain s'est rendu au QG de la Finul, à Naqoura, avant de survoler en hélicoptère la ligne bleue, ainsi que la partie nord du village de Ghajar, occupé par Israël, et dont le Liban demande la restitution.
Washington, a dit M. Mitchell, tente de convaincre Israël de se retirer le plus vite possible de ces terres libanaises.
L'émissaire américain pour le Proche-Orient, George Mitchell, à Beyrouth depuis jeudi, a déclaré hier au président Michel Sleimane que sans le Liban une paix globale était impossible dans la région.« Une paix globale comprend une paix entre Israéliens et Palestiniens, mais aussi entre la Syrie et Israël, et le Liban et Israël (...) », a répété M. Mitchell à la presse à l'issue de sa rencontre avec le président Sleiman. « Sans le Liban, il n'y aura pas de paix globale dans la région », a-t-il dit.Les négociations directes entre Israéliens et Palestiniens, gelées depuis l'offensive israélienne dans la bande de Gaza en décembre 2008, ont...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut