La réforme des subventions, présentée par M. Ahmadinejad comme « le plus grand projet économique de ces 50 dernières années », vise à faire entrer dans les caisses de l'État quelque 100 milliards de dollars par an actuellement versés pour maintenir à bas niveau les prix de l'essence ou de biens essentiels. Elle sera « indolore », selon le président iranien. La suppression de ces aides devait être mise en œuvre à partir du second semestre du calendrier iranien, dans une semaine, mais un haut responsable iranien a annoncé jeudi que la mesure serait retardée d'au moins un mois. Les autorités promettent de compenser la hausse des prix qui en découlera par des aides aux catégories les plus modestes. Mahmoud Ahmadinejad a assuré que sa politique permettrait de réduire la pauvreté et d'améliorer la vie quotidienne.
Mahmoud Ahmadinejad assure que les sanctions de la communauté internationale à l'encontre de la République islamique, pour non-respect de ses engagements en matière nucléaire, sont « pathétiques ». L'ancien président Akbar Hachémi Rafsandjani a cependant averti cette semaine que le pays ferait bien de ne pas sous-estimer l'impact de ces sanctions, les plus dures que l'Iran ait jamais connues.

