Le pilote McLaren Lewis Hamilton semble avoir tourné la page du Grand Prix de Monza où il a percuté Massa au premier tour à cause d’une précipitation. Alessandro Garofalo/Reuters
« Gagner à Singapour l'an dernier a été l'une des victoires les plus satisfaisantes de ma carrière en formule 1. Toute l'équipe avait poussé dès le début du week-end en vue de ce résultat, nous avions surmonté un tas de problèmes, et nous n'avions jamais lâché tant que ça n'avait pas été dans la poche. Couper la ligne d'arrivée a été une sensation fabuleuse », se souvient-il.
S'il cherchait à faire des coups l'an dernier au volant d'une voiture mal née qui avait bien évolué en fin de saison, il a cette année souvent pu viser la victoire, à part sur des circuits particuliers. « Difficile de dire précisément à quel point nous serons compétitifs à Singapour. Si Monza ressemble plus à une piste comme le Canada (où il a gagné, NDLR), Singapour est bien plus proche de Monaco ou de la Hongrie, où nous avons eu du mal face à nos rivaux », note-t-il. « Mais les ingénieurs sont positifs sur nos nouvelles pièces, j'ai donc hâte de vérifier les changements en piste. Nous aborderons ce week-end avec confiance après des tests positifs et des développements à la soufflerie. La course devrait nous dire clairement où nous nous situons à cinq manches de la fin du championnat, mais je veux assurément marquer autant de points que possible dans ce Grand Prix. »
Pour McLaren, le développement de la MP4 ne sera peut-être pas le seul facteur de progrès car Red Bull a dû renoncer à l'aileron avant flexible qui avait fait des ravages en Hongrie. « C'est la première piste lente que nous visitons depuis la Hongrie. C'est aussi la première piste à forts appuis sur laquelle nous nous rendons depuis que la FIA a durci ses règles en matière de carrosserie flexible, on va donc avoir une idée plus claire des vitesses respectives des équipes de pointe après deux épreuves moins représentatives en Belgique et en Italie. C'est une course que tout le monde attend énormément », résume Martin Whitmarsh, directeur d'équipe.
Jenson Button, n° 4 mondial, abonde dans ce sens. « Le Grand Prix de Singapour va nous donner une idée claire de la tournure du championnat », confirme le champion du monde en titre. « La dernière fois que nous sommes allés sur une piste lente à forts appuis, c'était en Hongrie ; notre voiture n'avait pas été particulièrement compétitive. Mais beaucoup de choses ont changé depuis Budapest, pas seulement de sérieuses révisions apportées aux règles de flexibilité des éléments de carrosserie, mais aussi à cause du travail des ingénieurs du MTC (l'usine de Woking) pour s'assurer que notre voiture soit mieux sur les circuits plus lents. » Réponse vendredi 23 septembre, à partir de 12h00.

