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Jamil Sayyed poursuivi pour avoir menacé Saad Hariri

La justice libanaise a lancé des poursuites contre l'ancien directeur de la Sûreté générale, Jamil Sayyed, détenu quatre ans dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat de l'ancien PM Rafic Hariri puis relâché, pour avoir menacé son fils Saad, a-t-on appris jeudi de source judiciaire.

M. Sayyed, qui a également critiqué la justice libanaise et le TSL, a aussi appelé les Libanais "à refuser l'état des choses dans le pays même si cela nécessite de faire tomber l'État par la force".

"Jamil Sayyed a été convoqué (...) pour avoir menacé la sécurité de l'État et le Premier ministre Saad Hariri et pour s'être attaqué à la justice", a affirmé cette source.
M. Sayyed est l'un des quatre généraux emprisonnés de 2005 à 2009 dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat de Rafic Hariri, tué avec 22 autres personnes dans un attentat à la camionnette piégée à Beyrouth le 14 février 2005.
Ils avaient été libérés en 2009 suite à une décision du Tribunal spécial pour le Liban (TSL) de La Haye, chargé d'enquêter sur l'assassinat, en raison de l'absence d'"éléments de preuve suffisants".
"Je jure sur mon honneur, Saad Hariri, que si tu ne me rends pas justice, je me ferai moi-même justice", a lancé lors d'une conférence de presse dimanche au Liban M. Sayyed, qui se trouve actuellement en France.
M. Sayyed, qui a également critiqué la justice libanaise et le TSL, a aussi appelé les Libanais "à refuser l'état des choses dans le pays même si cela nécessite de faire tomber l'État par la force".
L'ex-général, comme le Hezbollah et ses alliés, accusent des proches de Saad Hariri d'avoir "fabriqué" des preuves à partir de faux témoignages. Le Hezbollah a réclamé à plusieurs reprises que ces personnes soient traduites en justice.
Dans une interview publiée le 6 septembre, Saad Hariri a affirmé avoir commis une "erreur" en accusant la Syrie d'être derrière l'assassinat de son père, richissime homme d'affaires devenu opposant à l'hégémonie de Damas, ancienne puissance de tutelle au Liban.
"Jamil Sayyed a été convoqué (...) pour avoir menacé la sécurité de l'État et le Premier ministre Saad Hariri et pour s'être attaqué à la justice", a affirmé cette source.M. Sayyed est l'un des quatre généraux emprisonnés de 2005 à 2009 dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat de Rafic Hariri, tué avec 22 autres personnes dans un attentat à la camionnette piégée à Beyrouth le 14 février 2005.Ils avaient été libérés en 2009 suite à une décision du Tribunal spécial pour le Liban (TSL) de La Haye, chargé d'enquêter sur l'assassinat, en raison de l'absence d'"éléments de preuve suffisants"."Je jure sur mon...