Le capitaine de l’équipe de France, Guy Forget, en compagnie des cinqs joueurs de l’équipe lors de la conférence de presse de Gerland à Lyon. Philippe Desmazes/AFP
La France avait alors battu contre toute attente les États-Unis de Pete Sampras et Andre Agassi. « Jouer à Lyon, je crois que c'est fort pour plusieurs raisons. Il y a bien sûr toute notre aventure de 1991. Mais il y avait aussi le tournoi de Lyon où les Français ont souvent bien joué », a dit à Reuters Patrice Hagelauer, le directeur technique national qui était entraîneur de l'équipe en 1991.
« Il y a à Lyon une ambiance particulière, avec un public fantastique, des gens qui sont de véritables amateurs de tennis. C'est formidable de jouer une demi-finale là-bas. C'est quelque chose de particulier et tout le monde en a conscience. »
À commencer par Guy Forget, désormais capitaine et qui avait apporté, en tant que joueur, le point de la victoire en battant Pete Sampras en 1991.
« C'est un très bon souvenir, mais maintenant, je ne pense pas à ça. Ce sera certainement un moment exceptionnel pour le public parce que l'équipe de France n'était plus revenue à Lyon depuis la victoire de 1991 et j'espère que l'on sera capable de profiter de tout ce que le public nous apportera », a dit Forget lors de l'annonce de son équipe.
Une équipe qui n'a pas été simple à composer pour le capitaine, confronté à une série de blessures, à commencer par celle de son numéro un Jo-Wilfried Tsonga, contraint à l'abandon à Wimbledon après avoir été touché au genou et qui a dû renoncer.
Sébastien Grosjean en supporter
Julien Benneteau, qui faisait équipe en double avec Michaël Llodra depuis le début de la saison, a lui aussi jeté l'éponge en raison d'une blessure au poignet qui l'a poussé à l'abandon à l'US Open.
Malgré tout, Guy Forget partira avec un groupe solide.
Gaël Monfils, Richard Gasquet, Gilles Simon - tous les trois anciens membres du top 10 et auteurs de bons parcours à l'US Open - et Llodra, qui vient d'atteindre le meilleur classement de sa carrière avec une 30e place mondiale, sont largement à même de relever le défi.
Le vétéran Arnaud Clément, pilier de l'équipe en début de décennie et qui n'avait plus été dans le groupe depuis deux ans, a, lui, été appelé en tant que remplaçant mais pourrait figurer en double et reformer avec Llodra une paire expérimentée qui a déjà fait ses preuves, notamment en remportant le titre à Wimbledon en 2007.
Les Français ont choisi une surface rapide pour tenter de faire douter les Argentins, spécialistes de la terre battue.
En face, l'équipe d'Argentine sera emmenée par David Nalbandian, ancien troisième joueur mondial, retombé au-delà de la 30e place après une opération à la hanche.
En l'absence de Juan Martin del Potro, vainqueur de l'US Open en 2009 et qui n'est pas totalement rétabli d'une opération au poignet, Nalbandian sera secondé par Juan Monaco en simple. Le double devrait être composé d'Eduardo Schwank et Horacio Zeballos, demi-finalistes de l'US open 2010.
« On a beaucoup d'atouts. Avec tout le respect que j'ai pour cette équipe d'Argentine, je crois très fort en nos chances », a affirmé à Reuters Patrice Hagelauer.
« On a des joueurs en forme qui ont réussi cette année à créer un vrai groupe, avec un véritable esprit d'équipe, et qui ont très envie d'être là. »
« Jo (Tsonga) va venir malgré sa blessure, Julien (Benneteau) sera sûrement là aussi et même Sébastien Grosjean (n° 1 français lors de la victoire en Coupe Davis de 2001) sera présent. Guy (Forget) et tout son staff ont su créer quelque chose. »
L'état d'esprit est donc là, reste à souhaiter que la qualité dans le jeu soit aussi de la partie pour tenter de décrocher une place en finale, une première depuis 2002 où la France avait été battue en finale par la Russie.


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