« Il faut cesser de remettre en question, d'ignorer et de menacer les institutions constitutionnelles, légales et judiciaires », a déclaré le chef de l'État. Il a souligné « la nécessité de les préserver, de les respecter, de ne pas les transgresser, d'agir dans leur cadre et de persévérer dans la réforme de ces institutions, car ce sont les derniers recours pour tout le monde ».
« L'ambiance actuelle et les dernières prises de position politiques, en particulier celles qui s'en prennent à des États frères et amis, sont allées au-delà de ce que permettent la Constitution, les institutions et le pacte de coexistence. Cela impose une fois de plus de s'écarter du langage blessant, des accusations de félonie et des atteintes aux règles de la courtoisie, et d'œuvrer à créer le climat nécessaire pour parachever l'application de toutes les clauses de l'accord de Taëf et d'en respecter l'esprit sans crainte ni hésitation », a-t-il ajouté.
« Les polémiques ont incontestablement prouvé qu'elles ne peuvent édifier une nation telle que rêvée par ses fils », a poursuivi M. Sleiman, soulignant « l'importance de transposer tous les débats à l'intérieur des institutions qui préservent les intérêts de tous et leurs positions ».
« La Constitution et l'accord de Taëf, en assurant la participation de tous au pouvoir, imposent aussi à tous de prendre part à la responsabilité de faire réussir cette expérience, et non seulement d'en bénéficier chacun de sa part. C'est comme cela que nous franchirions un pas vers l'édification de l'État et sa modernisation, et non pas en nous livrant à la course au discours politique au ton le plus élevé », a-t-il dit.
« Ayons pitié de cette nation et de ce citoyen qui en a assez des tiraillements », a conclu le chef de l'État.
Connelly à Baabda
Par ailleurs, le chef de l'État a reçu hier à Baabda les lettres d'accréditation de quatre nouveaux ambassadeurs, de Chypre, de Suisse, du Canada et des États-Unis.
Dans un communiqué, l'ambassade des États-Unis a indiqué que la nouvelle ambassadrice, Maura Connelly, a déclaré devant le président de la République que « l'engagement des États-Unis à l'égard d'un Liban indépendant, souverain et doté d'institutions fortes et efficaces restera en tête des priorités de l'ambassade ».
Elle a en outre indiqué qu'elle œuvrerait au « renforcement du partenariat historique et profond entre les États-Unis et le Liban ».

