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Liban

Rassemblement au centre-ville contre la prolifération des armes illégales

Une vue des manifestants, hier, au jardin Samir Kassir. Photo Wissam Daou

C'est en brandissant le slogan « Des armes contre qui ? » que trois associations de la société civile, Moultazimoun, Journalistes contre la violence et l'Observatoire de la République ont organisé hier après-midi dans le jardin Samir Kassir, dans le centre-ville de Beyrouth, un rassemblement pour dénoncer les débordements miliciens et la prolifération des armes partisanes. Les députés Ammar Houry et Ahmad Fatfat ainsi que M. Camille Dory Chamoun et de nombreux responsables et pôles de la société civile étaient présents à ce rassemblement.
Le communiqué conjoint, rendu public par les trois associations Moultazimoun, Journalistes contre la violence et l'Observatoire de la République, souligne que « les militants de la société civile rejettent toute autorité qui serait exercée en dehors des institutions constitutionnelles et du cadre de la loi ». « Nous refusons la prolifération des armes en dehors des institutions de l'État, quel que soit le prétexte, relève le communiqué. Nous refusons la prolifération des armes, tant au niveau individuel que collectif, sur tout l'étendue du territoire libanais, de l'extrême Nord au Sud, des plaines jusqu'au littoral, car ces armes constituent un défi à l'autorité légale et une entrave à l'édification de l'État souverain. »
« Nous rejetons toute identité en dehors des institutions constitutionnelles car une telle entité est illégale et incompatible avec l'existence de l'État, poursuit le communiqué. Seul l'État, par les voies légales, est habilité à imposer l'ordre et la loi. Nous proclamons à voix haute notre droit à vivre dans la dignité, à nous déplacer en toute liberté, loin de tout terrorisme intellectuel ou physique. Il est du droit de nos enfants et de tous les citoyens sans exception de se déplacer sans crainte, ce qui n'est pas faisable du fait que certaines factions se permettent de porter atteinte à notre sécurité et notre dignité. Le citoyen, l'homme, doit être l'objectif (à servir) et ne doit pas devenir un moyen (d'action). Le plus dangereux est que l'homme se départisse de son humanité. Ceux qui détiennent des armes sont incités à tenter d'imposer leur volonté à autrui et à porter atteinte à ses droits. »
Après avoir souligné qu'« il n'est pas concevable de poser les fondements d'une société saine à l'ombre de la violence et de la mentalité guerrière », le communiqué appelle le président Michel Sleiman et le Conseil des ministres à « assumer leurs responsabilités en imposant l'application de la loi pour préserver la sécurité des citoyens », de même qu'il invite le Parlement à approuver une législation imposant des sanctions contre tous ceux « qui transportent ou utilisent des armes en dehors des institutions légales ».
Le député Ammar Houry a ensuite improvisé une courte allocution dans laquelle il a notamment souligné que « la société civile apporte aujourd'hui la preuve que par la liberté d'expression et par les moyens d'expression civilisés, notre société est en mesure d'être plus forte que les armes illégales ». « Nous réaffirmons à cette occasion que nous sommes favorables à tout arsenal qui est dirigé contre l'ennemi israélien, mais nous sommes contre les armes dirigées vers l'intérieur et qui détruisent les lieux de culte et portent atteinte à la dignité des gens », a déclaré M. Houry.
Après avoir réclamé la démilitarisation de Beyrouth, en prélude à la démilitarisation de tout le pays, M. Houry a affirmé que « la société civile vaincra ».
C'est en brandissant le slogan « Des armes contre qui ? » que trois associations de la société civile, Moultazimoun, Journalistes contre la violence et l'Observatoire de la République ont organisé hier après-midi dans le jardin Samir Kassir, dans le centre-ville de Beyrouth, un rassemblement pour dénoncer les débordements miliciens et la prolifération des armes partisanes. Les députés Ammar Houry et Ahmad Fatfat ainsi que M. Camille Dory Chamoun et de nombreux responsables et pôles de la société civile étaient présents à ce rassemblement.Le communiqué conjoint, rendu public par les trois associations Moultazimoun, Journalistes contre la violence et l'Observatoire de la République, souligne que...
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