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Liban - Polémique

Sons de cloche (apparemment) contradictoires au sein du 8 Mars

La prestation de Jamil Sayyed, l'affaire des faux témoins et, plus généralement, la question du TSL continuent de susciter des remous dans les divers milieux politiques.
En apparence, l'ex-opposition donne des signaux différents, pour ne pas dire contradictoires parfois, au sujet des dossiers brûlants. Au sein du Hezbollah, le chef du bloc parlementaire du parti, Mohammad Raad, est revenu hier à la charge sur la question des faux témoins, reprenant grosso modo ce qu'il avait dit dimanche dernier, à savoir qu'il ne saurait y avoir de « compromis » ni de « bazar » sur cette question.
Apostrophant les défenseurs du Tribunal spécial pour le Liban, et en particulier le Premier ministre, Saad Hariri, M. Raad a lancé : « Si vous entendez régler le problème politiquement, vous faites fausse route et vous ne parviendrez nullement à la vérité. La seule clé pour connaître cette vérité est de poursuivre les faux témoins. »
Clarifiant davantage encore sa pensée, M. Raad a dit : « En toute franchise, nous estimons que tout ce qui a été bâti sur les suites de l'attentat (contre Rafic Hariri) doit être remis en question. Que nul ne pense que cette position est nouvelle pour nous. Il y a 73 projets de lois qui avaient été soumis à la Chambre par un gouvernement illégitime, celui de Fouad Siniora. Jusqu'ici, le Parlement refuse de réceptionner ces projets du fait qu'ils proviennent d'un gouvernement illégitime. Et parmi ces projets figure la question du statut du tribunal. »
Prenant une tout autre direction, le député Ali Khreiss, membre du bloc parlementaire que dirige le président de la Chambre, Nabih Berry, a estimé que les dernières prises de position du Premier ministre « sont susceptibles de poser des bases solides pour les relations libano-syriennes et de rectifier dans le bon sens le cours de la justice dans l'affaire Rafic Hariri ».
« La phase par laquelle passe le Liban nécessite un discours politique rationnel privilégiant l'intérêt de la nation sur celui des individus, des communautés et des sectes », a ajouté M. Khreiss, dans ce qui paraît être une critique de la posture prise par le général Jamil Sayyed.
Le député Estéphane Doueihy, proche du chef des Marada, Sleimane Frangié, a lui aussi pris clairement ses distances à l'égard des propos tenus par le général Sayyed. Interrogé sur l'attitude de ce dernier, M. Doueihy a répondu qu'il souhaitait que « le discours politique n'en arrive pas au point où il est ».
« La question des faux témoins et d'autres doivent être traitées dans le cadre de l'entente nationale en vigueur aujourd'hui, sans que cela n'empêche telle ou telle partie ayant subi une injustice du fait des faux témoins de pouvoir rétablir son droit par la voie légale », a ajouté M. Doueihy.
Rendant hommage au Premier ministre, il a souligné que sa prise de position « a facilité beaucoup de choses et réduit la tension ». « Nous avons grandement confiance en la capacité de M. Hariri d'aller de l'avant dans sa position et de mettre un terme définitif à la polémique en cours », a-t-il dit.
Plus réservé, le député PSNS Marwan Farès a admis que les propos de M. Hariri sur la Syrie et les faux témoins représentent « une transformation politique importante », mais il a ajouté que cette transformation « a besoin d'être complétée par le jugement des faux témoins ».
M. Farès a aussi souligné que son parti « n'est pas très enthousiaste pour ce qui est du TSL et que celui-ci devrait disparaître, car il constitue un poids pour le Liban ». « Que la justice libanaise prenne les choses en main », a-t-il dit.
Plus radical encore et même franchement pro-
Jamil Sayyed, l'ancien ministre Abdel Rahim Mrad a estimé qu'à la suite des propos tenus par l'ancien patron de la Sûreté générale, « le temps est venu d'ouvrir d'un coup tous les dossiers ».
« Il n'est plus permis de fuir devant les responsabilités. Il faut mettre les points sur les i au Parlement et en Conseil des ministres et prendre les positions qui s'imposent. Si ce gouvernement n'est pas capable d'adopter des positions courageuses et claires au sujet du TSL et des faux témoins, il n'a plus de choix devant lui que de partir et de laisser la place à un autre cabinet qui aurait la responsabilité de prendre ces décisions », a déclaré M. Mrad à l'issue d'un entretien avec l'ancien président de la République Émile Lahoud.
Quant au député Nabil Nicolas, membre du Bloc du changement et de la réforme, il a estimé que les « informations » apportées par le général Sayyed au cours de sa conférence de presse sont d'une « grande gravité » et souligné qu'en conséquence, « la justice libanaise devrait agir immédiatement et enquêter auprès de toutes les personnes nommées par le général pour connaître la véracité ou non de ces informations ».
En apparence, l'ex-opposition donne des signaux différents, pour ne pas dire contradictoires parfois, au sujet des dossiers brûlants. Au sein du Hezbollah, le chef du bloc parlementaire du parti, Mohammad Raad, est revenu hier à la charge sur la question des faux témoins, reprenant grosso modo ce qu'il avait dit dimanche dernier, à savoir qu'il ne saurait y avoir de « compromis » ni de « bazar » sur cette question.Apostrophant les défenseurs du Tribunal spécial pour le Liban, et en particulier le Premier ministre, Saad Hariri, M. Raad a lancé : « Si vous entendez régler le problème politiquement, vous faites fausse route et vous ne parviendrez nullement à la vérité. La seule clé pour...
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