Programmé en nocturne, Federer n’a, lui, pas semblé plus perturbé que cela par le vent qui balayait le court Arthur Ashe. Il a dominé Robin Söderling sans ciller, 6-4, 6-4, 7-5, en un peu moins de deux heures. L’homme aux 16 titres en grand chelem – et qui en est désormais à sept demi-finales consécutives sur le ciment new-yorkais – a servi la bagatelle de 18 aces. Federer n’a pas perdu un seul set depuis le début du tournoi. Emmanuel Dunand/AFP
À un moment, tu te sens vraiment nul sur le terrain. Tu subis, c'est l'enfer. Tu prends une patate à droite, à gauche, à droite, à gauche. Tu cours. Et tu te dis : Pourquoi tu cours ? » Gaël Monfils, avec ses grandes préparations et ses prises de balle peu précoces, n'a jamais pu mettre son jeu en place contre Novak Djokovic (7/6, 6/1, 6/2).
Djokovic investit
le filet
Le Français avait pourtant bien débuté la partie. Sous les yeux de Thierry Henry, il faisait le break très tôt, à 1/1. Malheureusement pour lui, il réalisait un huitième jeu catastrophique et Djokovic égalisait (4/4). Ne s'affolant jamais et prenant son mal en patience, le Serbe avait alors décidé de « jouer point par point ». Sa capacité à prendre la balle très tôt après le rebond lui permettait de repousser son adversaire derrière sa ligne et de le balader aux quatre coins du court. Après un tie-break parfaitement maîtrisé pour achever le premier set (7 points à 2), « Nole » remportait sans conteste la bataille tactique en se forçant à venir régulièrement au filet (40 volées gagnantes sur 59 montées). Les deux dernières manches étaient ainsi à sens unique. Djokovic validait son billet pour le dernier carré après 2h24min. de jeu.
Söderling
écœuré
Comme l'année dernière, il y retrouvera Roger Federer. À l'image de son futur adversaire, le Suisse a su maîtriser le vent davantage que son adversaire, Robin Söderling (6/4, 6/4, 7/5). Il est vrai qu'avec son lancer de balle très haut au service et ses amples préparations en coup droit, le Suédois n'était pas aidé. Toujours à la recherche du placement idéal et du petit pas d'ajustement nécessaire, Federer possède qui plus est une palette qui lui permet de trouver diverses solutions, à l'image de cette amortie de coup droit qui lui offrait le premier break du match, à 3/3 dans le premier set. Écœuré, Söderling n'inscrivait alors plus le moindre point sur l'engagement adverse dans cette manche initiale (6/4). Le calvaire continuait pour le Scandinave avec un nouveau break concédé sur une double faute (1/2) ! Ce dernier croyait avoir fait le plus dur en effaçant son retard dans la foulée, mais il perdait de nouveau son service à 2/2 alors qu'il avait mené 40-0, pour se retrouver quelques minutes plus tard avec deux sets de retard (6/4 6/4). Et alors qu'il servait pour le gain de la troisième manche (3/5), Söderling craquait complètement en encaissant quatre jeux consécutifs, synonyme d'élimination (7/5) ! Éliminé en quarts de finale de Roland Garros par le n° 5 mondial, Federer prend une belle revanche.


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