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Liban

Le 8 Mars applaudit aux derniers propos de Hariri

Les derniers propos tenus par le Premier ministre, Saad Hariri, qui a dit avoir « commis une erreur » en accusant la Syrie de l'assassinat de son père, ont été favorablement accueillis dans les rangs du 8 Mars.
Plusieurs personnalités de ce courant ont rendu hommage à M. Hariri, saluant pour la plupart « son courage ». Le député Talal Arslan a ainsi salué, au cours d'une conférence de presse, « un discours positif qui ouvre une nouvelle page dans les relations libano-syriennes et qui favorisera une nouvelle ère au Liban ».
M. Arslan a ensuite invité le ministre de la Justice, Ibrahim Najjar, à « se dépêcher d'accomplir la mission qui lui a été confiée pour le dossier des faux témoins », avant d'exhorter le chef du gouvernement d'« innocenter le Hezbollah qui avait été accusé par Israël d'être l'auteur de l'attentat du Saint-Georges, tout comme il a innocenté Damas ». « De cette façon, le chef du gouvernement portera un coup aux tentatives israéliennes de provoquer des discordes au Liban », a ajouté M. Arslan. Dans le même temps, le député est revenu à la charge au sujet du Tribunal spécial pour le Liban, estimant que « son parcours est suspect depuis sa mise en place » et « dénonçant une politisation qui se poursuit jusqu'à maintenant ».
Pour le député Kassem Hachem (Baas prosyrien), l'initiative de M. Hariri « pave la voie à une nouvelle étape au niveau du développement des relations libano-syriennes et de la suppression des anomalies qui les ont marquées au cours des dernières années en raison des accusations politiques injustes contre Damas ».
L'ancien député Nasser Kandil a, de son côté, estimé que « les positions courageuses du Premier ministre rejoignent celles, sages, du secrétaire général du Hezbollah, sayyed Hassan Nasrallah, et celles, attentionnées, du président de la Chambre, Nabih Berry, et du chef du PSP, Walid Joumblatt ». M. Kandil a, en outre, considéré que l'attachement de M. Hariri aux armes de la Résistance « désamorce de nombreuses mines plantées auprès de parties libanaises ».
Également ancien député, M. Ismaïl Succarieh a exprimé l'espoir que le discours du chef du gouvernement « sera suivi d'autres positions publiques et pratiques susceptibles d'aider certains cerveaux malades à retrouver la raison et à purifier une pollution politique et sociale accumulée ». Il a aussi insisté sur la nécessité de juger les « faux témoins » et leurs commanditaires, avant d'inviter le commandement du 14 Mars à « présenter des excuses à son public, qui a été exploité et employé pour les besoins de la plus grande fraude de l'histoire du Liban, et à effectuer une véritable autocritique ».

Le 14 Mars
 Mais dans les rangs du 14 Mars, on estime que les propos de M. Hariri ne changent en rien le cours de l'instruction dans l'affaire Hariri. « Ses propos ne signifient pas que le tribunal n'a plus de raison d'être ou que sa mission peut être dépassée », a ainsi déclaré le député Okab Sakr, soulignant que le Premier ministre a reconnu qu'il y a eu « un empressement à sauter aux conclusions sur base de témoignages qui ne seraient pas crédibles ».
Son collègue Mohammad Kabbani s'est dit persuadé que les alliés du Courant du futur « suivront l'ouverture amorcée par le chef du gouvernement » en direction de Damas, affirmant que M. Hariri n'a « jamais accusé le Hezbollah (de l'assassinat de son père), même lorsque le conflit politique était à son paroxysme ». Selon M. Kabbani, la position du Premier ministre à l'égard de la Syrie est celle du Bloc du futur.
Plus catégorique, le député Jamal Jarrah a considéré que les accusations contre la Syrie n'ont plus de raison d'être et que les propos de M. Hariri à ce sujet étaient on ne peut plus clairs.
Les derniers propos tenus par le Premier ministre, Saad Hariri, qui a dit avoir « commis une erreur » en accusant la Syrie de l'assassinat de son père, ont été favorablement accueillis dans les rangs du 8 Mars.Plusieurs personnalités de ce courant ont rendu hommage à M. Hariri, saluant pour la plupart « son courage ». Le député Talal Arslan a ainsi salué, au cours d'une conférence de presse, « un discours positif qui ouvre une nouvelle page dans les relations libano-syriennes et qui favorisera une nouvelle ère au Liban ».M. Arslan a ensuite invité le ministre de la Justice, Ibrahim Najjar, à « se dépêcher d'accomplir la mission qui lui a été...
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