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Liban - Conseil Des Ministres

Encore et toujours la polémique entre el-Hassan et Nahas...

Le ton est quelque peu monté lors de la séance du cabinet entre les ministres des Finances et des Télécommunications. L'objet de la discorde : le transfert des fonds des Télécoms à la Caisse des municipalités.

La ministre des Finances, Raya el-Hassan, visiblement très agacée hier en Conseil des ministres. Photo Dalati et Nohra

Si la politique politicienne et les sujets minés étaient totalement absents du Conseil des ministres hier, l'harmonie était loin d'être au rendez-vous entre l'équipe du Premier ministre et la coalition ministérielle du 8 Mars emmenée par le aouniste Charbel Nahas. Les raisons du conflit ? La façon de transférer l'argent du ministère des Télécommunications à la Caisse indépendante des municipalités (CIM).
« Ce que j'avais à dire, je l'ai dit au cours des derniers jours, alors yalla, passons au premier point inscrit à l'ordre du jour. » C'est en ces termes que Saad Hariri a entamé la séance ordinaire du Conseil des ministres qu'il présidait au Sérail, sans introduction politique donc, sans débat (autour de ceux que le Hezbollah qualifie de « faux témoins », notamment...) et sans reproches...
Sauf que le ton est monté d'un cran lorsque a été abordée la question des accords libano-syriens en général et de la double imposition en particulier. Les ministres du Travail, Boutros Harb, et des Affaires sociales, Sélim Sayegh, ont émis de sérieuses réserves quant à la pérennité du Conseil supérieur libano-syrien « au détriment des deux ambassades », réclamant que celles-ci héritent totalement des prérogatives dont dispose l'organe présidé par Nasri Khoury. Ainsi, au vu de la tension qui menaçait d'augmenter, il a été décidé que ce sujet serait traité au cours de la prochaine réunion bilatérale.
Le pic de tension a été atteint lors du débat sur les bénéfices engrangés par le ministère des Télécoms et dont doit bénéficier la CIM. Le ministre concerné, Charbel Nahas, a argué du fait que c'est à son département d'envoyer « directement » l'argent à la Caisse, « comme le stipule la loi ». Sa position a été appuyée par ses collègues d'Amal et du Hezbollah. Soutenue par Saad Hariri, la grande argentière Raya el-Hassan a jugé que le problème réside dans « l'explication » de la loi et que c'est le ministère des Finances, une fois que le ministère des Télécommunications transfert les fonds, qui est en charge de les distribuer, notamment à la CIM. Selon des sources ministérielles interrogées par L'Orient-Le Jour, le Premier ministre s'est montré fort indisposé par l'entêtement de son ministre des Télécoms, qu'il a qualifié de « surenchères ». Pour Saad Hariri, l'État doit prendre en compte les sommes dues en maintenant la stabilité de la monnaie nationale.
« Les avis divergent sur la façon de faire, pas sur les principes. Une solution est possible », a précisé pour sa part le ministre de l'Information et porte-parole du gouvernement à l'issue de la séance.
Interrogé également sur le rapport sur les « faux témoins » que le ministre de la Justice, Ibrahim Najjar, est censé soumettre au Conseil des ministres, Tarek Mitri a indiqué que le ministre « a besoin davantage de temps. Cela peut être très court comme un peu plus long, je n'en sais rien. Mais jusque-là, le ministre Najjar ne dispose pas de toutes les informations nécessaires à la rédaction de son rapport », a-t-il expliqué.
Signalons enfin que le Conseil des ministres a notamment approuvé le rapport de la commission ministérielle chargée de plancher sur l'extradition des étrangers arrêtés, après qu'ils eurent purgé leurs peines.
Si la politique politicienne et les sujets minés étaient totalement absents du Conseil des ministres hier, l'harmonie était loin d'être au rendez-vous entre l'équipe du Premier ministre et la coalition ministérielle du 8 Mars emmenée par le aouniste Charbel Nahas. Les raisons du conflit ? La façon de transférer l'argent du ministère des Télécommunications à la Caisse indépendante des municipalités (CIM).« Ce que j'avais à dire, je l'ai dit au cours des derniers jours, alors yalla, passons au premier point inscrit à l'ordre du jour. » C'est en ces termes que Saad Hariri a entamé la séance ordinaire du Conseil des ministres qu'il présidait au Sérail, sans introduction...
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