Propre et net. Comme prévu, il n'y a pas eu match à la Sinan Erdem Arena d'Istanbul entre les États-Unis et l'Angola. Face à la meilleure équipe du continent africain, 12e au classement FIBA, les Américains ont déroulé pour s'imposer tranquillement (121-66) et rallier les quarts de finale du championnat du monde. Les hommes de Mike Krzyzewski n'ont laissé aucune chance à leurs adversaires en les larguant d'entrée (33-13) sous l'impulsion de leur meilleur scoreur en Turquie Kevin Durant (17 points, 5 rbs). Si le harcèlement des arrières US sur leurs homologues angolais a un peu baissé en intensité dans le 2e quart-temps, les coéquipiers de Joaquim Gomes (21 points, 4 rbs) retournaient tout de même aux vestiaires avec un lourd débours (65-38). Pour les Palencas Negras comme pour tous les adversaires des Américains jusque-là, excepté peut-être le Brésil, l'idée était de laisser la raclée la plus mémorable du Mondial à d'autres.
La Russie peut tremblerMission manquée donc puisque ni l'Iran (-37) ni la Tunisie (-35) n'ont fait pire qu'eux (-55). À leur décharge, les Angolais étaient privés de leur meilleur marqueur, Olímpio Cipriano, victime d'une inflammation de la cuisse contractée face à l'Allemagne ce week-end. Avec leur arrière vedette, ils auraient sans doute réduit l'écart, mais l'issue aurait été la même. Côté US, Billups a terminé meilleur marqueur avec une belle adresse derrière l'arc (19 points, 5/7) et le duo Gay-Gordon s'est fait plaisir. La Russie, qui a battu la Nouvelle-Zélande (78-56) avec un excellent Andrei Vorontsevitch (18 points, 11 rbds), est prévenue. Le rouleau compresseur américain ne faiblit pas.