En huit années, les polémiques entre promoteurs immobiliers et propriétaires se sont succédé, ponctuées par les austères hommages rendus aux victimes chaque 11 septembre, sans que l'Amérique ne se décide à enfin tourner la page et à aller de l'avant.
Mais aujourd'hui, le tout nouveau « World Trade Center » commence à prendre forme. Après des années de bisbilles, Larry Silverstein, le principal promoteur du « World Trade Center », et l'Autorité portuaire de New York et du New Jersey, propriétaire des lieux, ont conclu en mars dernier un accord permettant de sortir de l'impasse.
La pièce maîtresse de cette renaissance est le « One World Trade Center », produit de l'imagination de l'architecte David Childs. Selon son concepteur, la tour pourra revendiquer le titre de bâtiment le plus haut du pays, culminant à 1 776 pieds (541 m), comme un clin d'œil à l'année où les États-Unis ont pris leur indépendance de la Grande-Bretagne (le 4 juillet 1776). La tour s'élève déjà à 100 m. Lors de son inauguration, prévue en 2013, elle aura 104 étages, indique la société immobilière chargée de commercialiser les 269 000 m2 de bureaux et les 46 000 m2 de restaurants et autres boutiques qu'elle comptera.
« Ce bâtiment va transformer la ville. De nombreuses sociétés, dont de grandes banques, veulent y participer », a précisé à l'AFP Tara Stacom, vice-présidente de Cushman & Wakefield. Cinq autres gratte-ciel viendront accompagner le « One WTC », dont la « Tour 4 » qui culminera à 288 m.
S'ajouteront un monument en hommage aux victimes du 11-Septembre, ainsi qu'une gare ferroviaire et routière, dont le hall sera « plus grand que celui de Grand Centra », la majestueuse gare centrale de New York, insiste Tara Stacom.

