On reconnaît, debout, Ahmad el-Assaad et son fils, et, assis, les présidents Amine Gemayel et Hussein Husseini. Photo Ibrahim Tawil
Après un mot d'introduction de l'ancien député Mounif Khatib, un film documentaire retraçant le parcours du président Kamel el-Assaad a été projeté.
Le président Gemayel a ensuite pris la parole pour souligner notamment qu'en sa qualité de chef du législatif, le président Kamel el-Assaad a fait face à « toutes les tentatives de saboter la vie parlementaire dans le pays durant la période de la guerre », affirmant que le leader disparu a agi de la sorte afin de « sauvegarder le régime démocratique, la pérennité des institutions constitutionnelles et le principe de l'alternance au niveau du pouvoir ».
Ahmad el-Assaad
Prenant à son tour la parole, M. Ahmad el-Assaad, fils du président disparu et fondateur du courant de l'Option libanaise (hostile au projet politique du Hezbollah), a dénoncé, d'entrée de jeu, « la falsification des vérités et des données historiques orchestrées contre le président Kamel el-Assaad ». « Nous aussi nous désirons la vérité, d'autant que les faux témoins qui ont attaqué le président Assaad sont nombreux », a déclaré Ahmad el-Assaad qui a relevé que c'est « par sa propre volonté que Kamel el-Assaad a abandonné la vie politique après que celle-ci fut devenue l'otage des armes ».
« Cette traversée du désert était en soi un choix politique », a souligné Ahmad el-Assaad qui a affirmé que « ce qui se produit aujourd'hui au Liban est dû à l'absence d'hommes de la trempe de Kamel el-Assaad ». Et d'ajouter : « Le problème du Liban ne réside pas dans la diversité de ses communautés ou de ses points de vue politiques. Le problème du Liban est dû au fait que l'on s'est éloigné de l'essence de la religion, des principes et des convictions politiques réelles. »
En conclusion, Ahmad el-Assaad s'est engagé à poursuivre l'action de son père afin d'assurer « la résurrection du Liban ».

