Dans un entretien accordé au quotidien ach-Chourouk, l'ancien directeur général de la Sûreté générale, Jamil Sayyed, a expliqué comment la commission internationale d'enquête sur l'assassinat de Rafic Hariri a « mobilisé des dizaines de faux témoins en vue de pointer un doigt accusateur contre la Syrie et le Liban, au profit du projet américano-israélien dans la région ». Réitérant le fait que les « faux témoins » auraient dû être jugés par le TSL, M. Sayyed a rappelé que celui-ci devrait faire paraître dans la première moitié du mois de septembre sa décision concernant sa requête visant à obtenir les documents relatifs au dossier des « faux témoins ». L'ancien officier a indiqué que dans le cas où le tribunal refuserait de lui remettre ces éléments ou s'il se contentait de lui donner une partie d'entre eux, il pourrait faire appel. « Si le tribunal s'abstient de nous remettre ces documents, cela voudra dire qu'il tient à protéger les faux témoins, ce qui signifiera également la fin de la crédibilité du tribunal », a-t-il dit.
Le chef de l'Organisation nassérienne populaire, Oussama Saad, a indiqué pour sa part qu'une agression par Israël contre le Liban est probable, à l'ombre des préparatifs et manœuvres effectués par l'État hébreu. « Quant au second danger qui menace le pays, c'est la question du TSL considéré comme un produit américano-israélien », a-t-il dit. M. Saad a estimé que l'acte d'accusation qui se prépare contre le Hezbollah entraînera fatalement des troubles sérieux sur la scène libanaise.
Pour sa part, le chef du mouvement al-Tawhid, Wi'am Wahhab, a déclaré, lors d'un iftar organisé à Damas, que « le danger réside au niveau du complot qui se prépare dans les cercles fermés », en allusion au camp américano-israélien. « Cependant, leurs décisions ne passeront pas, qu'il s'agisse d'un acte d'accusation ou de tout autre décision judiciaire », a-t-il dit.

