Le gouvernement italien va demander à l'Union européenne l'autorisation d'expulser des ressortissant d'États membres tels que les Roms lorsque leurs conditions de vies sont jugées inadéquates, a annoncé le ministre de l'Intérieur, Roberto Maroni. Les autorités françaises ont procédé cette semaine au rapatriement de 216 Roms, selon elles volontaires, mais certains disent avoir été reconduits contre leur gré. Dans un entretien publié samedi par le Corriere della Sera, Roberto Maroni applaudit l'initiative de Paris, mais juge les départs volontaires insuffisants et prône l'expulsion des Roms qui ne répondent pas à certaines exigences minimales. « Oui, des expulsions comme pour les immigrés clandestins, pas des retours volontaires ou assistés. Naturellement, juste pour ceux qui enfreignent les règles de la vie dans un autre État membre : avoir un revenu minimum, un logement adéquat et ne pas être un fardeau pour le système social du pays d'accueil », dit le ministre, membre de la Ligue du Nord, le parti xénophobe d'Umberto Bossi. Bruxelles s'est déjà opposé à de tels projets en Italie, mais cela n'empêchera pas Rome de chercher à nouveau à obtenir gain de cause, poursuit M. Maroni, précisant qu'il évoquera le sujet lors d'une réunion des ministres de l'Intérieur de plusieurs États membres, le 6 septembre. L'opposition s'est aussitôt emparée de l'affaire, le parti de l'Italie des valeurs criant haut et fort au racisme. « Face à une attitude manifestement discriminatoire à l'égard des Roms, qui sont des citoyens de l'UE, nous sommes contraints d'évoquer un faux respect de la légalité et une dégénérescence des lois européennes », a estimé Leoluca Orlando, porte-parole de cette formation.
Le gouvernement italien va demander à l'Union européenne l'autorisation d'expulser des ressortissant d'États membres tels que les Roms lorsque leurs conditions de vies sont jugées inadéquates, a annoncé le ministre de l'Intérieur, Roberto Maroni.Les autorités françaises ont procédé cette semaine au rapatriement de 216 Roms, selon elles volontaires, mais certains disent avoir été reconduits contre leur gré. Dans un entretien publié samedi par le Corriere della Sera, Roberto Maroni applaudit l'initiative de Paris, mais juge les départs volontaires insuffisants et prône l'expulsion des Roms qui ne répondent pas à certaines exigences minimales. « Oui, des expulsions comme pour les immigrés...
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