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Moyen Orient et Monde

Brèves régionales

Yémen
13 tués, dont 11 militaires, dans des affrontements


Onze militaires et deux civils ont été tués hier soir lors de violents affrontements dans la ville de Loder, dans le sud du Yémen, entre l'armée et des hommes armés, a déclaré à l'AFP un responsable local. Parmi les victimes figurent huit soldats tués par une roquette RPG qui a touché de plein fouet le véhicule blindé à bord duquel ils se trouvaient, a précisé le directeur de la sécurité dans la région de Loder, Yahya al-Barkani. Les affrontements opposent les militaires à des hommes armés qui pourraient relever d'el-Qaëda, bien implanté dans la région, selon une source de sécurité, alors qu'un responsable local a affirmé qu'ils pourraient être liés au mouvement séparatiste sudiste.

Arabie saoudite
Amnesty appelle Riyad à ne pas paralyser un condamné


Amnesty International a appelé hier les autorités saoudiennes à ne pas paralyser médicalement une personne condamnée pour avoir provoqué le même handicap à un autre individu pendant une dispute. Dans un communiqué, l'organisation de défense des droits de l'homme, basée à Londres, indique qu'un tribunal de Tabouk (nord-ouest du royaume) a approché des hôpitaux pour demander s'ils pouvaient briser les vertèbres du condamné comme le demande la victime.
Cette dernière demande l'application du « Qissas », principe de la charia qui équivaut à celui d'œil pour œil, dent pour dent. « Même s'il faut punir l'auteur du crime, paralyser intentionnellement un homme de cette manière constitue un acte de torture et sera une violation des obligations internationales en matière de droits de l'homme », ajoute Amnesty.

Égypte
Arrestation d'un médecin, auteur d'une excision mortelle


Une femme médecin a été arrêtée en Égypte pour avoir pratiqué une excision à une fillette qui en est morte, rapporte un quotidien indépendant. Selon ach-Chorouk, la police a été informée de la mort de la fillette, enterrée rapidement pour cacher le crime, par un appel passé à une ligne d'urgence mise en place par le gouvernement pour faire état de cas d'excision. Le médecin, originaire du gouvernorat de Menoufiya (Nord), a été déféré devant une cour criminelle, indique le journal.
L'excision, ablation partielle ou totale des organes génitaux externes féminins, reste très répandue en Égypte malgré son interdiction en 2007.

Libye
Libération de Megrahi : Londres met en garde Tripoli contre toute célébration


Le gouvernement britannique a mis en garde la Libye contre le caractère déplacé de toute célébration du premier anniversaire de la libération de Abdelbasset al-Megrahi, seul condamné dans l'attentat de Lockerbie, avertissant qu'elle serait considérée comme une « insulte ». Abdelbasset al-Megrahi a été « condamné pour le pire acte terroriste dans l'histoire britannique », a ajouté une porte-parole du ministère britannique des Affaires étrangères. Le Premier ministre britannique, David Cameron, avait déjà qualifié d'« erreur » la décision de libérer Megrahi prise par l'Écosse, région semi-autonome.

Irak
Reprise des discussions sur un gouvernement de coalition


Le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki et Iyad Allaoui, dont la formation est arrivée légèrement en tête des élections législatives du 7 mars, ont décidé de reprendre les négociations en vue de former un gouvernement, a-t-on appris de source politique vendredi à Bagdad. Les discussions avaient été rompues lundi dernier, le groupe de Allaoui, Irakia, ayant été furieux de voir Maliki le qualifier de « sunnite » alors qu'il revendique un caractère pluriconfessionnel. Oussama al-Noudjaïfi, un responsable de Irakia, a précisé que Allaoui avait accepté de reprendre les discussions après avoir reçu une lettre de Maliki. « Cette lettre, dont je ne connais pas exactement la teneur, a été suffisante pour permettre une réconciliation », a-t-il dit à Reuters. Cinq mois après les élections législatives qui n'ont dégagé aucune majorité claire, l'Irak n'a toujours pas de nouveau gouvernement.

Les soldats américains continueront à combattre les islamistes

Des soldats américains continueront à effectuer des missions de combat en Irak et à affronter les militants islamistes, même si les forces américaines sont chargées désormais « de conseiller et d'aider » l'armée irakienne avec des effectifs réduits, selon des responsables américains. Le départ d'Irak jeudi de la dernière brigade de combat américaine, sept ans après la chute de Saddam Hussein, a été salué comme un geste symbolique en raison de la présence controversée des soldats américains. Mais même si les 50 000 soldats américains restants n'auront pas formellement de mission de combat après le 1er septembre, ils seront bien armés et seront susceptibles d'essuyer les tirs des militants d'el-Qaëda ou d'autres extrémistes.
Yémen13 tués, dont 11 militaires, dans des affrontementsOnze militaires et deux civils ont été tués hier soir lors de violents affrontements dans la ville de Loder, dans le sud du Yémen, entre l'armée et des hommes armés, a déclaré à l'AFP un responsable local. Parmi les victimes figurent huit soldats tués par une roquette RPG qui a touché de plein fouet le véhicule blindé à bord duquel ils se trouvaient, a précisé le directeur de la sécurité dans la région de Loder, Yahya al-Barkani. Les affrontements opposent les militaires à des hommes armés qui pourraient relever d'el-Qaëda, bien implanté dans la région, selon une source de sécurité, alors...
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