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Économie - Liban - Litige

Solidere et les bijoutiers du centre-ville se renvoient les coups

Les représentants des syndicats du secteur de l’or au cours de leur conférence de presse hier.Photo Wassim Daou

Le litige entre les bijoutiers du centre-ville et Solidere ne finit pas de susciter des réactions et des contre-réactions. Dans un communiqué paru hier, la compagnie immobilière a exposé les grandes lignes du différend qui l'oppose au syndicat des bijoutiers depuis la fin des années 90. Les négociations entre les deux parties avaient en effet débuté en 1998 et portaient sur l'achat par les joailliers d'environ 10 000 mètres carrés de terrains situés dans le centre commercial des souks.
Selon Solidere, le premier incident est survenu quand les joailliers ont émis des réserves en février 1999 sur le contenu du contrat de vente. En août 2000, ces derniers ont demandé la modification de ce contrat en demandant une révision à la baisse de 25 à 30 % du montant de la vente. De 2002 à 2006, les joailliers ont en permanence insisté pour que leurs demandes soient prises en compte par le groupe immobilier, ce qui a abouti à la fin définitive des négociations entre les deux parties. En conséquence, à partir de juin 2008, Solidere a opposé une fin de non-recevoir aux requêtes des commerçants concernés, en décidant de leur rembourser les montants qu'ils avaient déjà payés.

Conférence de presse des bijoutiers
De leur côté, les syndicats de l'industrie de la bijouterie au Liban, des joailliers et des producteurs d'or et de bijoux, qui sont les trois principaux syndicats de bijoutiers au Liban, ont conjointement tenu hier une conférence de presse pour éclaircir leurs points de vue.
Au cours de cette conférence, le président du syndicat des commerçants joailliers Naïm Rizk a critiqué avec virulence Solidere, qui, « après avoir pris des engagements, les a reniés par la suite, accusant même à tort les joailliers de falsification ».
M. Rizk a ainsi insisté pour que les terrains en question reviennent aux joailliers, précisant que cela ouvrira la voie à de nouveaux investissements, créateurs d'emplois, dans le marché de l'or.
Même son de cloche chez Nassib Gemayel, président de la Fédération des commerçants du Mont-Liban, qui a reproché à Solidere « d'avoir accepté le règlement de la première partie du paiement avant de se rétracter sur les conditions de l'accord par la suite. »
Le litige entre les bijoutiers du centre-ville et Solidere ne finit pas de susciter des réactions et des contre-réactions. Dans un communiqué paru hier, la compagnie immobilière a exposé les grandes lignes du différend qui l'oppose au syndicat des bijoutiers depuis la fin des années 90. Les négociations entre les deux parties avaient en effet débuté en 1998 et portaient sur l'achat par les joailliers d'environ 10 000 mètres carrés de terrains situés dans le centre commercial des souks. Selon Solidere, le premier incident est survenu quand les joailliers ont émis des réserves en février 1999 sur le contenu du contrat de vente. En août 2000, ces derniers ont demandé la modification de ce contrat en demandant une...
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