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Liban

Mirza : Nous n’avons reçu encore aucun document

Le procureur général de la République, le juge Saïd Mirza, a déclaré hier à l'agence locale d'information al-Markaziya que la justice libanaise n'a reçu encore aucun document ou film susceptible d'accréditer la thèse du Hezbollah sur une possible implication d'Israël dans l'assassinat de l'ancien Premier ministre Rafic Hariri. Le secrétaire général du parti chiite, Hassan Nasrallah, avait exposé, rappelle-t-on, au cours d'une conférence de presse qu'il avait tenue lundi dernier, des films et des documents qu'il avait considérés comme des indices d'une implication de l'État hébreu dans l'attentat terroriste du 14 février 2005. À la suite de cette conférence de presse, le procureur du Tribunal spécial pour le Liban, le juge Daniel Bellemare, avait invité le leader du Hezbollah à lui transmettre les documents en question pour que le TSL puisse se prononcer sur ce plan.
Le juge Mirza a souligné hier qu'aucun de ces documents ou films n'est parvenu au parquet. Les milieux du Hezbollah affirmaient hier soir que le parti examinait toujours la demande du juge Bellemare et n'avait pas encore pris de décision sur ce plan. Les mêmes sources soulignaient dans ce cadre que la position de méfiance du directoire du Hezbollah à l'égard du tribunal international n'a pas changé, le parti considérant toujours que le TSL est « un instrument entre les mains d'Israël ». Le Hezbollah se trouve donc face au dilemme suivant : s'il doit être conséquent avec lui-même, il ne devra prendre aucune initiative (en l'occurrence livrer ses documents au juge Bellemare) qui constituerait une reconnaissance de la légitimité du tribunal ; mais dans le même temps, s'il ne livre pas les documents à Bellemare, il reconnaîtra implicitement que sa piste israélienne qu'il essaye de faire admettre ne tient pas la route.
Face à un tel dilemme, le Hezbollah pourrait contourner la difficulté en décidant de transmettre à la justice libanaise les documents en question, en feignant de ne pas savoir ce que feront les autorités judiciaires libanaises de ces films.
Le procureur général de la République, le juge Saïd Mirza, a déclaré hier à l'agence locale d'information al-Markaziya que la justice libanaise n'a reçu encore aucun document ou film susceptible d'accréditer la thèse du Hezbollah sur une possible implication d'Israël dans l'assassinat de l'ancien Premier ministre Rafic Hariri. Le secrétaire général du parti chiite, Hassan Nasrallah, avait exposé, rappelle-t-on, au cours d'une conférence de presse qu'il avait tenue lundi dernier, des films et des documents qu'il avait considérés comme des indices d'une implication de l'État hébreu dans l'attentat terroriste du 14 février 2005. À la suite de cette conférence de presse, le procureur du...
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