Nénê, la nouvelle recrue phare du PSG en provenance de Monaco, ne semble pas cruellement manquer à l’effectif de Guy Lacombe. Bertrand Guay/AFP
« À partir du moment où Nenê n'a pas souhaité signer la prolongation que nous lui proposions, nous avons anticipé son départ (il lui restait un an de contrat, NDLR) et porté nos efforts sur les secteurs que Guy souhaitait renforcer », explique le directeur général Marc Keller. Ainsi, Monaco a rapidement négocié la venue de deux joueurs libres (le défenseur Hansson et l'attaquant Niculae). Puis, les 5,5 M EUR de la vente de Nenê au Paris-SG ajoutés aux 2 M EUR de celle de Pino à Galatasaray (Turquie) ont permis l'arrivée de Mbokani.
Même si Lacombe souhaiterait encore un milieu gauche, il possède en Bulot et Aubameyang, voire Muratori, quelques options. « Je ne suis pas encore au niveau de Nenê, explique Aubameyang. Mais j'espère faire aussi bien. Mon objectif est de faire en sorte que Monaco lève l'option d'achat de mon prêt par le Milan AC. » Sous contrat avec Monaco dès août 2007, Nenê avait également eu le temps de faire apprécier son tempérament sanguin, parfois lunatique. Recadré par Ricardo lors d'une première saison moyenne, il avait ainsi décidé de ne plus collaborer avec son compatriote. « C'est lui ou moi », avait-il dit à ses dirigeants avant de rejoindre en prêt l'Espanyol Barcelone.
Devant l'insistance de Lacombe à le faire revenir, Nenê, qui souhaitait rester en Espagne, avait cédé en juin dernier. « Après six mois où il a été très performant, il a été perturbé par la renégociation de son contrat », estime Lacombe. La rupture entre les deux hommes interviendra au terme d'une finale de Coupe de France (perdue 1-0 contre le Paris-SG) où le Brésilien n'a pas donné satisfaction.
Aujourd'hui, Monaco s'accommode donc aisément du départ de sa vedette, trop individualiste et intermittente pour réellement prétendre au rang de star sur le Rocher. « En perdant un très bon joueur, il faut que les autres s'épanouissent et prennent la place vacante, précise Lacombe. Il prenait beaucoup de place dans notre jeu. »
Jean Petit, conseiller du président, poursuit : « L'équipe va mieux désormais. Elle est plus équilibrée. Le coach mise beaucoup sur l'aspect collectif. » D'ailleurs, les principes énoncés par Lacombe en début de saison paraissent antagonistes avec l'image véhiculée par le Brésilien. « Je demanderai à tous beaucoup d'altruisme et de don de soi pour le collectif, a-t-il dit à ses joueurs. Cet état d'esprit doit être la base. »
Même si, comme le dit Lacombe, « on n'aura pas demain la patte de Nenê sur les coups de pied arrêtés », Monaco possède d'autres arguments. Et Stéphane Ruffier le clame : « Monaco peut être plus fort sans Nenê. »


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