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Moyen Orient et Monde - France

Sarkozy mêle lutte contre l’insécurité et immigration

Le président veut le retrait de la nationalité pour certains criminels.
Le président Nicolas Sarkozy a imputé hier une partie des problèmes d'insécurité de la France à une immigration « insuffisamment régulée », ce qu'il n'avait jamais fait jusqu'ici, du moins aussi nettement. Lors d'un déplacement à Grenoble, il a notamment menacé de déchoir de la nationalité française toute personne d'origine étrangère qui porterait atteinte à la vie d'un policier, d'un gendarme ou de tout autre représentant de l'autorité publique. Dans un discours à la préfecture de l'Isère, à l'occasion de l'installation du nouveau préfet, l'ex-policier Éric Le Douaron, il a mis en cause un échec du modèle français d'intégration de la population d'origine immigrée. « Nous n'avons pas le droit à la complaisance en la matière. Pour réussir ce processus d'intégration, il faut impérativement maîtriser le flux migratoire », a poursuivi le chef de l'État.
En mêlant insécurité et immigration, M. Sarkozy, au plus bas dans les sondages de popularité et en quête d'un nouveau souffle à 21 mois de l'élection présidentielle de 2012, a ainsi empiété sur un terrain qui est traditionnellement, en France, celui du Front national et de l'extrême droite. « Je ne me suis jamais laissé intimider par la pensée unique », a souligné le chef de l'État. Il a ainsi jugé « invraisemblable » que des jeunes de la deuxième ou troisième génération se sentent moins français que leurs parents ou que leurs grands-parents immigrés.
M. Sarkozy a réaffirmé que tout clandestin devrait être reconduit dans son pays et annoncé que le gouvernement allait évaluer les droits et les prestations auxquels ont aujourd'hui accès les étrangers en situation irrégulière en France. Il a annoncé que le gouvernement allait aussi réévaluer les motifs pouvant donner lieu à la déchéance de la nationalité française, sans préciser jusqu'à quelle génération et pour quels pays d'origine cela pourrait s'appliquer. Le chef de l'État a également souhaité que l'acquisition de la nationalité française pour un mineur délinquant ne soit plus automatique au moment de sa majorité.
Parmi d'autres mesures, M. Sarkozy a annoncé que les peines planchers, jusqu'ici réservées aux multirécidivistes, seraient étendues à partir du 7 septembre à toutes les formes de violences aggravées, notamment contre les personnes dépositaires de l'autorité publique. Il a rappelé qu'il avait demandé à la ministre de la Justice, Michèle Alliot-Marie, de préparer « sans tabou » une « réforme profonde » du droit pénal applicable aux mineurs. Le gouvernement prépare déjà un texte qui permettra de mettre la responsabilité des parents en cause. « Les parents manifestement négligents pourront voir leur responsabilité engagée sur le plan pénal », a précisé le président de la République française.

Le président Nicolas Sarkozy a imputé hier une partie des problèmes d'insécurité de la France à une immigration « insuffisamment régulée », ce qu'il n'avait jamais fait jusqu'ici, du moins aussi nettement. Lors d'un déplacement à Grenoble, il a notamment menacé de déchoir de la nationalité française toute personne d'origine étrangère qui porterait atteinte à la vie d'un policier, d'un gendarme ou de tout autre représentant de l'autorité publique. Dans un discours à la préfecture de l'Isère, à l'occasion de l'installation du nouveau préfet, l'ex-policier Éric Le Douaron, il a mis en cause un échec du modèle français...
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