Hariri n'a pas tardé à répondre à Nasrallah : "L'assassinat de Rafic Hariri est devenu une cause nationale et notre engagement à ce que justice soit faite ne sera jamais sujet aux concessions."/Photo Dalati et Nohra.
M. Hariri a ensuite évoqué ses quatre visites à Damas, les qualifiant de "réussies" : "Ces visites nous ont permis d'ouvrir une nouvelle page avec la Syrie et son président Bachar el-Assad qui a été très ouvert et très positif vis-à-vis d'une reconstruction des relations entre nos deux pays sur la base de la fraternité et du respect mutuel", a assuré le chef du gouvernement.
Lors d'une intervention par vidéo-conférence, sayyed Hassan Nasrallah a affirmé jeudi que Saad Hariri, "avant son voyage à Washington" en mai, lui avait "rendu visite" et l'avait informé que "des membres indisciplinés" du Hezbollah seraient "désignés par l'acte d'accusation" du TSL, créé en 2007 par l'ONU.
Des députés proches de Saad Hariri ont toutefois nié que le Premier ministre soit au courant du contenu de l'acte d'accusation et qu'il en ait informé le chef du Hezbollah. Avant le discours de M. Hariri, le député Ammar Houri a assuré que le Premier ministre Hariri ne pouvait "sûrement pas être au courant" du contenu de l'acte d'accusation, dont la publication par le Tribunal spécial pour le Liban (TSL) est attendu en fin d'année. "C'est faux. Ils ont juste parlé des informations de presse", a-t-il précisé.
M. "Hariri n'a pas informé Nasrallah du contenu de l'acte d'accusation pour la simple raison qu'il n'est pas au courant de ce" contenu, a affirmé de son côté le député Hadi Hbeich, dans un entretien vendredi soir à "Radio Liban".
Rappelons qu'en mai 2009, l'hebdomadaire allemand Der Spiegel avait affirmé que la commission d'enquête s'orientait désormais vers une piste menant au Hezbollah, provoquant une série de spéculations dans la presse locale et internationale. Cette perspective fait craindre une exaspération des tensions au Liban.
Lors d'une intervention par vidéo-conférence, sayyed Hassan Nasrallah a affirmé jeudi que Saad Hariri, "avant son voyage à Washington" en mai, lui avait "rendu visite" et l'avait informé que "des membres indisciplinés" du Hezbollah seraient "désignés par l'acte d'accusation" du TSL, créé en 2007 par l'ONU.
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