Au cours de l'entretien, Mgr Khatcharian a mis l'accent sur l'unité de la communauté arménienne autour des « questions nationales et son ralliement autour du président de la République ». Il a insisté sur le fait qu'il s'agit là d'un « devoir national qui doit être celui de l'ensemble des communautés libanaises », celles-ci devant toutes, selon lui, se rallier autour du président de la République et être « prêtes à accomplir leur devoir ».
À son tour, le chef de l'État a assuré que le Liban « ne peut se remettre sur pied que grâce à l'unité de ses fils, à l'entente entre eux et à l'unité de leurs positions respectives, notamment à l'égard des causes nationales qui constituent le fondement de la stabilité politique et sécuritaire dans le pays ».
Plus tard, Michel Sleiman a reçu le président du Parti social national syrien (PSNS), Assaad Hardane, pour un entretien sur des questions d'actualité locale, avant de conférer avec le commandant en chef de l'armée, le général Jean Kahwagi, qui lui a exposé la situation dans le pays au plan de la sécurité.
Dans l'après-midi, le chef de l'État a eu un entretien avec le chef des Forces libanaises, Samir Geagea, et un autre avec le député Talal Arslane. M. Sleiman a en outre reçu un groupe d'avocats de 9 pays européens, accompagnés de M. Émile Kanaan, président du groupe des avocats d'Orient, ainsi que des délégations d'émigrés libanais, notamment les participants au premier congrès international druze qui accueille des représentants de près de 35 pays, ainsi que les participants au dixième camp des jeunes émigrés . Devant ses visiteurs, le chef de l'État a également insisté sur l'unité des Libanais de l'émigration. Il a encouragé ses visiteurs à élargir la dimension des camps et des congrès qu'ils organisent au Liban, estimant qu'une telle démarche « contribuera à mettre en relief le message du pays en tant que modèle de coexistence et de dialogue, tout en renforçant les liens entre les émigrés et leur pays d'origine ».

