« Les États-Unis vont entamer un programme limité et graduel de coopération » avec le Kopassus, considéré comme le corps d'élite de l'armée indonésienne, a déclaré M. Gates à l'issue d'une rencontre avec le président indonésien Susilo Bambang Yudhoyono. Il a justifié cette reprise par « la professionalisation croissante » de l'armée indonésienne et les « mesures récemment prises par le ministère de la Défense pour régler des problèmes liés aux droits de l'homme ». M. Gates a toutefois souligné que cette reprise de contact s'effectuerait « dans les limites de la loi américaine » et « ne signalait en rien une importance moindre accordée aux droits de l'homme ».
L'armée américaine va renouer le contact, dans un premier temps en conviant les membres de l'unité d'élite à « des conférences sur les droits de l'homme ou encore les processus de décision militaire », mais ne reprendra pas pour l'instant l'entraînement de Kopassus, a affirmé M. Gates. Les États-Unis avaient coupé les liens avec le Kopassus en 1998, après le passage d'une loi interdisant à l'armée américaine d'entraîner des armées étrangères impliquées dans des violations des droits de l'homme.
Fort d'environ 5 000 hommes, le Kopassus (« Komando Pasukan Khusus », « Commandement des troupes spéciales ») est accusé d'avoir commis de sanglants abus au Timor oriental, à Aceh et en Papouasie pendant la dictature de Suharto qui a pris fin en 1998, ouvrant la voie à la démocratisation du pays.

