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Moyen Orient et Monde - Conflit

Le Venezuela rompt ses relations diplomatiques avec la Colombie

Hugo Chavez place les forces armées en « état d'alerte maximale » à la frontière.
Le président vénézuélien Hugo Chavez a annoncé hier la rupture des relations diplomatiques avec la Colombie voisine, après que Bogota eut réaffirmé que des chefs de guérillas colombiennes se trouvaient au Venezuela.
« Je l'annonce le cœur serré : le Venezuela rompt à partir de maintenant toutes ses relations avec le gouvernement colombien », a annoncé le chef de l'État au cours d'une conférence de presse au côté du sélectionneur argentin de football, Diego Maradona, au palais présidentiel de Miraflores. Hugo Chavez a rejeté la responsabilité de la crise sur le président colombien sortant, Alvaro Uribe, qui a diffusé la semaine dernière une liste de cinq hauts dirigeants des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC, marxistes) et de l'Armée de libération nationale (ELN, guévariste) se trouvant au Venezuela. « Uribe est capable de faire installer un faux campement du côté vénézuélien (de la frontière) pour l'attaquer et provoquer une guerre (...) S'il y avait une guerre contre la Colombie, il faudrait y aller en pleurant, mais il faudrait y aller », a ajouté M. Chavez, qui a placé les forces armées en « état d'alerte maximale » à la frontière. Le président socialiste vénézuélien s'est en revanche dit confiant dans la volonté du successeur de M. Uribe, Juan Manuel Santos, élu le 20 juin, de traiter « cette affaire de manière rationnelle ». « Nous ferons tout notre possible (...) pour améliorer et renforcer les relations avec tous les pays de la région, y compris le Venezuela », a déclaré pour sa part le futur vice-président de M. Santos, Angelino Garzon, au cours d'une visite en Équateur.
Le secrétaire général de l'Organisation des États américains (OEA), José Miguel Insulza, a lancé un appel « au calme », tandis que Washington a estimé que la rupture annoncée par Caracas n'était pas la « bonne manière » de faire part de ses griefs.
Hugo Chavez avait déjà déployé des troupes à la frontière avec la Colombie en mars 2008 après le bombardement d'un campement des FARC en Équateur, pays allié de Caracas, qui avait fait 25 morts, dont le numéro deux de la guérilla. Cet épisode avait marqué l'apogée d'une crise bilatérale, qui avait éclaté cinq mois plus tôt, toujours autour de la question des guérillas. La menace de guerre avait été écartée une semaine plus tard, mais la tension est remontée en juillet 2009, après l'annonce d'un accord militaire autorisant l'armée américaine à utiliser sept bases en Colombie. M. Chavez avait alors « gelé » ses relations avec Bogota, tout en maintenant un ambassadeur en Colombie, et décidé de remplacer les produits importés du pays voisin, provoquant un effondrement des exportations colombiennes vers le Venezuela.
Après les accusations de Bogota la semaine dernière, M. Chavez avait déjà rappelé son ambassadeur en Colombie pour consultations. Bogota a fait de même avec son ambassadeur au Venezuela, mercredi.
En Colombie, plusieurs hommes politiques, comme l'ancien président Ernest Samper, se sont étonnés ces derniers jours du moment choisi par M. Uribe pour lancer ces accusations. « On cherche ainsi à entraver ce processus de normalisation entamé par le président (Santos) lorsqu'il a invité (...) Hugo Chavez à sa prise de fonctions », a-t-il estimé. Hier, le représentant colombien à l'OEA, Luis Hoyos, a réitéré les accusations de Bogota et demandé la « création d'une commission internationale » pour constater la présence de 1 500 guérilleros colombiens et de dizaines de campements rebelles au Venezuela, installés, selon lui, depuis des années en toute impunité.

Le président vénézuélien Hugo Chavez a annoncé hier la rupture des relations diplomatiques avec la Colombie voisine, après que Bogota eut réaffirmé que des chefs de guérillas colombiennes se trouvaient au Venezuela.« Je l'annonce le cœur serré : le Venezuela rompt à partir de maintenant toutes ses relations avec le gouvernement colombien », a annoncé le chef de l'État au cours d'une conférence de presse au côté du sélectionneur argentin de football, Diego Maradona, au palais présidentiel de Miraflores. Hugo Chavez a rejeté la responsabilité de la crise sur le président colombien sortant, Alvaro Uribe, qui a diffusé la semaine dernière une liste de...
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